Il y aura-t-il encore des maires à élire l’année prochaine ?

Les sondages nous disent que 50% des maires ne souhaitent pas se représenter l’année prochaine. Les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2020 pour un mandat qui durera six ans. Les listes devront comporter autant de noms que de postes à pourvoir au Conseil municipal et la parité hommes/femmes doit être respectée.

Pourquoi cette majorité de maires qui cherchent à abandonner leurs mandats ? L’excuse courante est la vie familiale, mais il y en a d’autres : ne pas pouvoir satisfaire aux demandes des habitants, manquer de finances, de personnel, avoir l’impression d’être inutile. Il y a un mal-être du maire dans sa fonction car il est considéré comme un fournisseur de services et rien d’autre. Puisque le citoyen paye, il veut un service, totalement individuel en fonction de ses besoins propres.

Les regroupements des municipalités, en particulier des petites, ont réduit fortement la capacité d’action des maires. Ils sont devenus des figurants que l’on sort lors du passage du président de la communauté ou de la métropole, à la rigueur du préfet. Il ne leur reste que l’état civil, les commémorations devant le monument aux morts et les inaugurations d’ensembles bétonnés. 

Emmanuel Macron lors de sa tournée au près des Français a été accueilli par des maires et ceux des communes voisines. Qu’en est-il resté ? Où la valorisation des maires a-t-elle été renforcée ensuite ? Les maires sont-ils destinés à devenir les moutons de structures qu’ils ne dirigent pas ? C’est souvent le cas des métropoles où le représentant de la ville dominante et majoritaire a tous les pouvoirs. Les maires constituent alors une majorité politique, pas du tout décisionnelle. Ce sont pourtant ces maires-là qui étaient les plus proches des citoyens.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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La Fabrique des illusions.

La photographie et son histoire n’ont jamais été interrogées que d’un point de vue dénaturé par la peinture ou, plus largement, par les arts graphiques. « La Fabrique des illusions » propose de penser autrement les origines de ce médium, notamment dans ses relations avec le théâtre et les arts de la scène. La photographie « orientaliste » peut être le lieu particulier de cette nécessaire remise à plat ; cette dernière ayant toujours fonctionné sur le mode de la simulation.

Au XIXe siècle, photographie et théâtre installent de nouveaux modes de représentation. C’est l’époque où s’invente le « spectacle oculaire », un complexe scénographique à effets spéciaux, conglomérat d’images nouvelles.

La mise en perspective du photographique dans l’ensemble des spectacles visuels au XIXe siècle, le théâtre en particulier, relève de codes communs et de références comprises par tous. Ce que l’on recherche avant tout c’est l’illusion de la vie, incarnée au mieux par la scène et ses effets. La photographie est un espace théâtral.

« La Fabrique des illusions » confronte les photographies « orientalistes » de la collection Fouad Debbas à des œuvres de dix artistes contemporains internationaux : Mac Adams, Nadim Asfar, Vartan Avakian, Elina Brotherus, Daniele Genadry, Randa Mirza, Louis Quail, Angélique Stehli, Wiktoria Wojciechowska, et Ali Zanjani. L’exposition présente un ensemble de près de 300 pièces.

Depuis les années 1970, la photographie contemporaine offre une alternative à l’illusion. Elle sait en jouer pour mieux en démonter ses ruses. L’enjeu de cette exposition réside ainsi dans la confrontation entre beauté trompeuse et mentir-vrai. De fait, « La Fabrique des illusions » esquisse le tableau d’une autre histoire de la photographie, contradictoire et, somme toute, illégitime.

MUCEM Marseille – Fort Saint-Jean – Du 19 juillet au 29 septembre 2019

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Monaco : Dali, une histoire de la peinture.

En cette année de célébration du 30ème anniversaire de la mort de l’artiste (1904-1989), l’exposition Dalí, une histoire de la peinture propose au public un parcours exceptionnel à travers la production artistique Dalinienne. La sélection réunit des peintures, des dessins, de la documentation et des photographies datés de 1910 à 1983 et permet de découvrir les différentes étapes de création de l’artiste. Elle n’offre pas seulement une vision rétrospective de l’œuvre de Dalí mais révèle de quelle manière le peintre s’est lui-même inscrit dans l’histoire de la peinture du XXème siècle. Le public pourra ainsi découvrir les différentes étapes de sa création et reconnaître l’empreinte des différents peintres qui l’ont influencé et auxquels il rend hommage. Après des premières expérimentations, il s’imprègnera des avant-gardes européennes à savoir l’impressionnisme, le cubisme, la peinture métaphysique et l’abstraction. Le chapitre de Dalí dans l’univers surréaliste présente des peintures exceptionnelles comme La mémoire de la femme-enfant de 1929, Le spectre du sex-appeal ou Eléments énigmatiques dans un paysage datant de 1934. Le corpus des peintures surréalistes sélectionnées à l’occasion de cette exposition montre l’aspect spécifique de Dalí au mouvement d’André Breton. Que ce soit la méthode paranoïaque-critique, système inventé par Dalí pour rendre manifeste l’invisible par un délire contrôlé de l’esprit ou l’application de la double image, c’est l’ADN de cet artiste qui permet de décrypter sa pensée et qui constitue sa véritable contribution au Surréalisme.

Sous l’influence de Gala, dans les années 40 et 50, Dalí se consacre à l’observa+on du classicisme dans ses peintures, plutôt à travers d’œuvres d’artistes de la Renaissance. Le point d’orgue de cette passion pour la culture classique se retrouve dans sa production littéraire et particulièrement dans 50 secrets magiques, son véritable traité de peinture publié en 1948.
Peu après, en 1951, Dalí réitère son admiration pour la Renaissance, le classicisme et la peinture religieuse dans le Manifeste mystique. C’est le début d’une nouvelle période de création : la mystico-nucléaire.

Durant les années soixante-dix Dalí montre son intérêt pour l’art américain. Sa proximité avec la culture de masse américaine et son amitié avec Andy Warhol mettent en évidence ses affinités avec ces nouveaux styles. La volonté de Dalí d’exposer des œuvres d’artistes hyperréalistes dans son propre musée, le Théâtre-Musée Dalí reste toujours évident aujourd’hui dans la salle Mae West. Dalí manifeste une capacité d’anticipation étonnante il est capable de combiner tradition et innovation. Il s’intéresse à la science, à la troisième dimension et aux effets optiques ce qui donnent naissance à ses peintures stéréoscopiques.

Dans la dernière étape de sa création dans les années 80, Dalí est déjà malade, sa peinture est empreinte d’évocation et de ses réflexions autour de la mort, l’immortalité et de sa passion pour la peinture. Un dernier chapitre sera consacré à l’influence des grands maîtres de l’histoire de l’art dans la conception artistique de Dalí. Dans 50 secrets magiques Dalí publie un tableau avec une analyse comparative des peintres les plus remarquables de l’histoire de l’art. Dans sa classification ce sont Vermeer de Delft, Raphaël, Vélasquez, Léonard da Vinci et Picasso qui sont les peintres les mieux notés. La sélection comprend, à ce jour, une centaine d’œuvres : peintures, dessins et photographies, en provenance pour l’essentiel de la Fundació Gala-Salvador Dalí de Figueras, du Museo Nacional Centro de Arte Reina Soya de Madrid, de The Dali Museum, St Petersburg, Florida et de l’Estate Brassaï Succession.

Du 6 juillet au 8 septembre 2019 – Espace Ravel du Grimaldi Forum Monaco

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Vente de l’aéroport de Nice : Faut boucher les trous ?

En février 2015 Christian Estrosi avait organisé un référendum pour qu’Emmanuel Macron, alors ministre, ne vende pas l’aéroport de Nice. Ce référendum avait couté 100.000€ aux contribuables et le Ficanas l’avait qualifié de cagade à l’époque (Voir les numéros du 12 février 2015 et du 20 février 2015). C’était en effet un référendum politique contre la loi Macron. Le résultat fut sans surprise malgré une très faible participation : 97,5% des votants étaient contre la vente des parts de la métropole à l’Etat. Le maire de Nice déclarait : « Sans cette maitrise de l’aéroport, les biens immobiliers des Niçois perdront de 30% а 40% de leur valeur et les grandes enseignes quitteront le territoire azuréen. » Bizarrement ça n’a pas été le cas…

Alors pourquoi Christian Estrosi vient de faire voter aux représentant de la métropole la vente de 4 des 5% d’actions détenues ? Cela va rapporter 81 millions d’euros. La métropole serait elle en faillite ? Il est vrai qu’un tramway sous tunnel hors de prix, une cuisine centrale dispendieuse et en prévision une nouvelle gare, les frais du stade, ça coûte des sous aux contribuables et la nouvelle taxe foncière métropolitaine risque de ne pas suffire au remboursement du maelström financier métropolitain. Mais alors pourquoi vendre ces 4% de parts qui rapportent environ 3.300.000 euros par an ?

Ce qui est amusant c’est qu’à Paris on essaye de monter un référendum d’initiative populaire concernant la vent de l’aéroport de Paris, tandis qu’à Nice, seuls les béni-oui-oui du conseil métropolitain décident du contraire de ce qu’ont voté les habitants… Bizarrement ça rappelle un certain référendum sur la constitution européenne, mais à l’échelle niçoise.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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Mais combien coûte le homard ?

D’abord, c’est quoi : « Le homard est un crustacé décapodes de couleur bleu vert avec des tâches sur le dessus et un ventre blanc rosé. Il est pourvu de 2 fortes pinces. La plus grosse est dite « broyeuse » et l’autre, dentelée est dite « coupante ». c’est un animal nocturne qui vit jusqu’à 50m de profondeur sur des sols accidentés. Omnivore, le homard capture de préférence des proies vivantes.Le homard breton (Homarus gammarus ) est le plus recherché par les gastronomes. La qualité de sa chair et sa saveur unique en font un mets d’exception ! Acheter du homard breton c’est donc être sûr de consommer un produit de prestige au goût exceptionnel, mais aussi 100% naturel et peu calorifique (moins de 80kcal/100g – 334 kJ).

Le homard est le plus souvent pêché au casier. Les pêcheurs attirent les homards dans les casiers à l’aide de poissons morts comme le grondin. Cet appât est aussi appelé « Boete » dans le jargon de la pêche. Depuis 1998, la taille minimum de pêche en France est de 87 mm (longueur du céphalothorax), ce qui correspond à un animal d’environ 5 ans. Les professionnels ne maîtrisent pas encore l’élevage des homards ce qui explique pourquoi il faut attendre si longtemps pour obtenir un homard de taille commerciale. »

Il s’agit de homard breton vivant. Il est vendu à 82,40 €/kg.

Heureusement les frais de l’Etat ne sont pas aggravés par le prix du homard. En effet François de Rugy déclare « Le homard? Je n’en mange pas. Je ne prends pas de champagne. Je déteste le caviar. » Ouf ! Les finances de la France sont sauvées.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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Surprise : Estrosi serait encore chez Les républicains !

Le nouveau bureau de Christian Estrosi vient d’être installé dans le tramway entre l’aéroport et l’avenue Jean-Médecin. C’est là qu’il reçoit les personnages importants de son parti pour leur faire visiter le fameux tunnel qui coûte une fortune aux contribuables. Il vient d’accueillir en particulier le président du Sénat, Gérard Larcher, qui est entrain de faire la tournée des popotes de son parti Les républicains. Car Christian Estrosi est membre de Les républicains. Certains l’ont oublié, croyant qu’il n’était que la roue de secours locale du président de la République, Emmanuel Macron.

De gauche à droite : Gérard Larcher – Philippe Pradal – Christian Estrosi – Louis Nègre – Dominique Estrosi-Sassone.

Mais avant de faire sa promenade en tram, Gérard Larcher était allé rencontrer les élus du département avec leur président Charles-Ange Ginesy. C’est même la première fois qu’un président du Sénat monte à la tribune du Conseil départemental ; mais il y a fort à faire dans un département qui fut le plus sarkozyste de France et qui ensuite a offert une majorité à Marine Le Pen au premier tour des présidentielles. 

C’était le hors d’œuvre. La suite s’est déroulée ailleurs, à huis clos avec Christian Estrosi. Anti macroniste alors qu’il organise un référendum pour empêcher la privatisation de l’aéroport, macroniste quand il en vend les parts du dit aéroport que détient la métropole (malgré l’avis contraire des habitants), anti macroniste lorsqu’il crée un mouvement d’élus locaux situé « entre les républicains profondément radicalisés, et une droite macroniste », macroniste lorsqu’il reçoit ouvertement le candidat pendant sa campagne électorale à Marseille.

Christian Estrosi ne sait plus où il en est et les Niçois non plus… En réalité il s’agit d’une guéguerre entre deux amis de trente ans, tradition inspirée par Chirac pour le parti de droite. Le problème est que le président chargé des investitures pour le parti c’est Eric Ciotti, l’ennemi (pour l’instant) préféré d’Estrosi. En plus Eric Ciotti est député d’une circonscription qui risquerait de disparaître dans la cadre de la réforme constitutionnelle voulue par Macron.

Du coup Christian Estrosi semble être (que cela est vulgaire) le cul entre deux chaises. Alors sa remplaçante à la Chambre des députés, Marine Brenier, agite le drapeau de la démocratie car Estrosi n’a pas été désigné par le comité national d’investiture de Les républicains présidé par… Eric Ciotti. Effectivement ni Paris, ni Marseille, ni Nice proposent un candidat LR. Le problème est qu’à Paris et Marseille, il n’y a pas de maire sortant ; à Nice, oui. Du coup on signale que Christian Estrosi a affirmé : « Mon parti c’est Nice! » Mais il l’avait déjà dit avant d’être ministre de Sarkozy et également avant de devenir président de la région PACA. 

Mais si c’est le cas, pourquoi Estrosi revendique, par la voix de sa remplaçante, une étiquette Les républicains ? Pourquoi fait-il de temps en temps les yeux doux à Macron alors qu’il serait son opposant à droite ? Car il y a du monde à droite dans ce département, même chez Les républicains, il y aurait un certain Eric Ciotti ! Ça existe les listes d’intérêt communal…

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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Papy Le Pen veut des sous ! Fifille ne donne pas.

Après les élections présidentielles, le FN avait reçu 11 millions d’euros de l’Etat pour rembourser ses frais de campagne. Les banques n’avaient pas voulu prêter de l’argent à Marine Le Pen, alors cette dernière s’était adressée à son père qu’elle avait viré du parti. 

Elle avait donc demandé à son père 6 millions d’euros pour financer sa campagne. Aujourd’hui, soit deux ans plus tard, elle n’a remboursé que 1,5 millions. Cet argent avait été prêté par le micro parti de Jean-Marie Le Pen dénommé Cotelec. Papy Le Pen a 91 ans et il souhaite rembourser ses créanciers, c’est à dire ceux qui ont donné de l’argent à la Cotelec, d’autant plus que « plusieurs de ces prêteurs ont eux aussi un certain âge, ou que d’autres sont déjà morts », comme l’affirme Libération. Chaque année le RN (ex FN) perçoit 5,1 millions d’euros d’aide publique ; alors Jean-Marie Le Pen a présenté une cession de créance au ministère de l’Intérieur affirme le JDD. 

Résumons : Marine vire son père du parti. Ce dernier lui passe des sous en empruntant à des amis pour qu’elle puisse gagner les élections. Marine va faire le clown à la télé et s’étale. Elle touche l’argent de l’Etat pour rembourser son père mais elle ne le veut pas… Quelle famille ! Si ces habitudes sont dynastiques, ça promet pour l’avenir.

« Famille, je vous hais ! » écrivait André Gide dans Les nourritures terrestres. Mais chez les Le Pen on ne le fait point si ça paye.

Cristian Gallo – © Le Ficanas ®

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Dieudonné n’est qu’un copieur !

Dieudonné M’Bala M’Bala, soupçonné notamment d’avoir détourné plus d’un million d’euros de recettes non comptabilisées, a été condamné à trois ans de prison, dont un avec sursis, et 200 000 euros d’amende.

Il a donc été condamné vendredi 5 juillet à Paris pour fraude fiscale, blanchiment ou encore abus de biens sociaux. 

On pensait qu’il serait un jour condamné pour antisémitisme, mais non c’est pour fraude fiscale. C’est très laid de copier Al Capone qui le 5 juin 1931 avait été inculpé pour fraude fiscale lui aussi, mais avec 21 chefs d’accusation (ça c’est classe !). Il sera condamné à 17 années de prison dont 11 ans fermes. 

Mais quand l’inspiration nous fuit, pourquoi ne pas prendre exemple sur les meilleurs en les copiant ? 

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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De l’impressionnisme à Bonnard et Picasso

Cet été, le musée Bonnard a le privilège de dévoiler une sélection d’œuvres exceptionnelles de la fin du XIXe siècle à la première moitié du XXe siècle issue de l’une des collections privées les plus prestigieuses au monde, la collection Nahmad.

Le parcours de l’exposition présentée sur les 3 niveaux du musée sera organisé autour de grands noms de l’art moderne depuis les maîtres du Pré-impressionnisme et de l’Impressionnisme (Boudin, Monet, Renoir, Sisley, Degas, Zandomenerghi), jusqu’à Picasso, en passant par le Bonnard nabis, Toulouse-Lautrec, les Fauves (Marquet, Dufy), les Cubistes (Braque, Gris), et l’École de Paris (Modigliani, Kisling, Pascin).

Les quarante œuvres, spécialement sélectionnées pour le musée Bonnard, soulignent de manière passionnante les liens de filiation entre les courants artistiques des différentes époques, tout en illustrant l’apport de chacun de ces artistes à l’histoire de l’Art.
Rarement exposées ensemble, ces œuvres nous permettent d’établir des liens ou des divergences avec Bonnard, ce qui nourrit une histoire qui s’est écrite entre 1870 et 1950 environ.

Vernissage le samedi 06 Juillet 2019 à 18h30

Ouvert tous les jours en juillet & août. Le Cannet.

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Si vous avez besoin d’argent, téléphonez à Christine Lagarde ! Elle donne…

Elle vient d’être nommée présidente de la Banque Centrale Européenne en remplacement de Mario Draghi et tout le monde est content. Dorénavant elle va diriger l’euro à elle toute seule. Pourtant elle n’est pas économiste et n’a jamais dirigé une banque centrale, mais elle plait beaucoup à Angela Merkel. Et puis elle est la seule française nommée ces derniers jours à Bruxelles.

A l’origine elle a un atout : elle est parfaitement bilingue. Elle est avocate d’affaires et lobbyiste aux USA, puis directrice générale du FMI. Mais entre-temps elle a été ministre des finances de Nicolas Sarkozy et a été condamnée en 2016 par la Cour de justice de la République pour « détournement de fonds publics commis par un tiers et résultant de la négligence ». Comment vous avez oublié l’affaire Tapie qui, grâce à elle, a coûté 403 millions d’euros aux contribuables français ?

Christine Lagarde

Mais sa condamnation est surprenante puisqu’elle sera dispensée de peine et que la condamnation ne sera même pas inscrite à son casier judiciaire du fait de sa réputation nationale et internationale… Elle n’assistera pas à son jugement et déclarera que c’est « une décision curieuse. Je suis accusée de négligence, mais pas condamnée ». Cynique non la nouvelle patronne de la banque européenne ? N’oublions pas que Bernard Tapie, Pierre Estoup, Maurice Lantourne, Stéphane Richard, Jean-François Rocchi et Bernard Scemama seront renvoyés en correctionnelle pour escroquerie en bande organisée. Mais Lagarde, faut pas toucher.

Lors des la perquisition organisée à son domicile on a trouvé une lettre adressée à Nicolas Sarkozy. Mediapart l’a publié : « Cher Nicolas, très brièvement et respectueusement, écrivait alors la ministre des finances. 1) Je suis à tes côtés pour te servir et servir tes projets pour la France. 2) J’ai fait de mon mieux et j’ai pu échouer périodiquement. Je t’en demande pardon. 3) Je n’ai pas d’ambitions politiques personnelles et je n’ai pas le désir de devenir une ambitieuse servile comme nombre de ceux qui t’entourent dont la loyauté est parfois récente et parfois peu durable. 4) Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting. 5) Si tu m’utilises, j’ai besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d’être inefficace, sans soutien je risque d’être peu crédible. Avec mon immense admiration. Christine L. » C’est beau et on attend la suite des anti-mémoires de Nicolas pour avoir sa version.

En attendant, puisque Lagarde a donné à Tapie, n’hésitez plus. Si vous avez des soucis financiers la BCE et sa patronne vous donneront des euros.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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