Dîner de cons chez Les républicains.

L’expression est de Rachida Dati dans un tweet, principal outil de communication chez les politiques. Mais il faut avouer que la comparaison est savoureuse. Quand un parti a un bureau politique de 126 membres et qu’il n’en vient qu’une cinquantaine, on peut se demander à quoi cela peut servir. On a même cherché les ténors : Alain Juppé, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, François Baroin, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin… Pas là ! Mais il y avait Christian Estrosi qui est vite parti pour aller faire ses commentaires sur BFMTV !

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Alors à quoi devait servir cette réunion ? D’un part à virer deux ministres, Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu, et deux députés, Franck Riester et Thierry Solère. Par contre les présents à ce bureau politique n’ont pas osé virer le premier ministre Édouard Philippe car ils « prennent acte de son départ » !!! En réalité il y avait un autre objectif, faire entrer Sens commun chez Les républicains. L’émanation politique de la Manif pour tous, celle qui a fait la campagne de François Fillon au point de remplir le Trocadéro, cette droite extrême et catho doit absolument faire basculer Les républicains vers l’extrême-droite. N’oublions pas que le président de Sens commun, Christophe Billan a évoqué un rapprochement avec Marion Maréchal-Le Pen. Alors quand on entend Wauquiez, on se marre…

En réalité cette déroute du parti remonte au 30 juillet 2010 à Grenoble. Ce jour-là le discours de Nicolas Sarkozy avait heurté le monde entier et surtout provoqué une rupture dans le parti UMP. D’un côté les républicains et de l’autre la droite-droite uniquement sécuritaire. Malgré les dissensions internes au parti, il aura donc fallu dix-sept ans pour clore ce schisme latent. Si Les républicains ne se scindent pas en deux mardi prochain, s’ils se maintiennent rassemblés et unis ce ne sera alors qu’une vaste hypocrisie. En politique certains ont oublié que les idées priment sur les magouilles ambitieuses, que l’avenir des citoyens a plus d’importance que de pompeuses déclarations télévisuelles.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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Ça change de la tente…

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L’hallali Sarkozien

Depuis des années Mediapart publie au fur et à mesure des informations sur le financement de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy. Fabrice Arfi et Karl Laste écrivent « Avec les compliments du guide », un ouvrage qui rassemble toutes ces informations et en ajoute de nouvelles. Six années de travail pour amener les documents et les témoignages qui proposent un tableau écœurant des dessous de la politique française.

Quand tout ce financement se met en place, Nicolas Sarkozy est le ministre de l’intérieur de Jacques Chirac, mais les suites se dérouleront quand il sera président. Une sale affaire de fric qui va entacher tout son mandat et dont le symbole est l’installation de la tente de Kadhafi dans les jardins de l’hôtel de Marigny.

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Kadhafi annoncera à la télévision : « C’est moi qui ai aidé Sarkozy à prendre le pouvoir. Je lui ai donné de l’argent avant qu’il ne devienne président. » Il confirmera ses dires au Figaro et son fils déclarera « Tout d’abord, il faut que Sarkozy rende l’argent qu’il a accepté de la Libye pour financer sa compagne électorale. »

L’enquête des deux journalistes de Mediapart va conforter ces dires. Choukri Ghanem, le premier ministre libyen, que l’on retrouvera noyé à Vienne, confirmera que le directeur de cabinet de Khadafi et son nouveau premier ministre ont bien versé plusieurs millions d’euros à Sarkozy. Le beau-frère de Kadhafi lui a également envoyé 2 millions. Tout cela va arrondir les fins de mois des intermédiaires, en particulier Ziad Takieddine, et surtout de Boris Boillon, conseiller de Sarkozy que l’on pincera avec une valise à la gare du Nord. Qui encaisse ? Clairement Claude Guéant qui n’arrive plus à justifier les fonds qui viennent du Panama. Selon les auteurs Dominique de Villepin aurait même participé à la manne libyenne.

Mediapart publie même une note de décembre 2006, en tête du gouvernement libyen, qui donne un accord pour verser 50 millions d’euros à la campagne de Nicolas Sarkozy. Tout est analysé, disséqué, et s’il y aura forcément des soutiens de l’ancien président qui contesteront les propos de l’ouvrage, le livre est accablant. Il l’est d’autant plus que quelques mois avant son élection Nicolas Sarkozy affirmait « Je ne veux être complice d’aucune dictature dans le monde ».

Les auteurs du livre ont envoyé soixante questions à l’ancien président ; il n’a pas répondu. Alors, lorsque François Fillon raconte qu’il a assisté à une discussion entre Poutine et Sarkozy au sujet de la mort de Khadafi, on apprend que l’ancien président avait déclaré « Même si ce n’est pas nous qui avons appuyé sur la gâchette, l’honnêteté m’oblige à dire que ses arguments n’étaient pas tous fallacieux. »

Le 29 avril 2007, Sarkozy conclut sa campagne avec un immense meeting à Bercy réunissant 20.000 personnes. C’est grandiose. Ils sont tous là, les politiques, bien sûr, mais également Philippe de Gaulle, Charlotte Rampling, Christian Clavier, Jean Reno, Véronique Genest, Johnny Hallyday, Enrico Macias, Gilbert Montagné, Carlos, Henri Salvador, Thierry Roland, Philippe Bouvard, Arthur, Raphaëlle Ricci, les frères Bogdanoff, Dominique Farrugia, Jean-Marie Bigard, Alain Prost, David Douillet, Richard Virenque, Bernard Laporte… Savaient-ils qu’ils étaient sur scène grâce au fric d’un dictateur libyen ? Les Français, ce soir-là, savaient-ils qu’ils allaient élire un filou de la politique ? Imaginions-nous que dix années plus tard, il continuerait à s’exprimer en politique au lieu de se contenter d’être le manager d’une chanteuse aphasique ?

Christian Gallo – © le Ficanas ®

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Un Paillasse virtuel !

Ce soir Mezzo offre Paillasse, l’opéra vériste de Ruggero Léoncavallo, enregistré au Metropolitan Opera à New-York. Alors pourquoi ne pas s’offrir la version de l’Opéra Imaginaire réalisé par Pascal Roulin en 1993.

La puissance de la musique et de la voix maintient cette émotion.

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Europe : Quand allons-nous secouer Bruxelles ?

Les essais de rupture entre la Catalogne et l’Espagne sont un exemple d’une situation européenne qui a loupé son histoire. En effet on a créé une Europe des nations et absolument pas une Europe des régions et on n’a pas mis en œuvre une citoyenneté européenne. Il faut écouter le message des indépendantistes catalans qui demandent un arbitrage de l’Union européenne, ce qui prouve leur volonté farouche d’être européens. Mais l’UE est devenue une simple organisation supranationale qui traite ses membres comme des pays en voie de développement.

Depuis sa création l’Europe a hésité entre un ensemble d’Etats-nations et une fédération. Les gouvernants des Etats membres voyaient d’un mauvais œil une fédération, car ils allaient perdre leurs pouvoirs pour lesquels ils se battaient et en tiraient de substantiels avantages. L’Europe aurait pu être comme les Etats-Unis d’Amérique du Nord un ensemble fédéral formé d’Etats qui conservent toujours un certain nombre de particularisme. En réalité on a juxtaposé six Etats, puis on en a rajouté d’autres, et on leur a donné une structure d’apparence démocrate. Une Commission et un parlement dotés de très peu de pouvoirs. Du coup ce sont des technocrates qui dirigent en lieu et place des politiques. Où peut-on trouver là une conscience d’être européen ?

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En outre, ce système bloqué oublie complètement les particularismes régionaux. La Catalogne en est un, la Lombardie un autre et l’Écosse se manifeste vis à vis de la Grande-Bretagne avec un espoir de rester dans l’UE. L’un des plus vieil État d’Europe, la Savoie, a même disparu en 1860. Outre la Sardaigne, il s’étendait de Nice et de la Ligurie à Chambéry et Genève, couvrant le Piémont et l’actuelle Savoie. Conquis par la France et l’Italie, il disparaît. Il y a pourtant là un particularisme régional lié à l’histoire qui laisse des traces difficilement effaçables par les Etats mais sensibles pour ses habitants.

Ce système d’Etats-nations alimente aujourd’hui les nationalismes comme on le voit dans les partis d’extrême-droite qui petit à petit grignotent le pouvoir ou y parviennent comme ces jours-ci en Autriche. Malgré l’échec cuisant de sa candidate, le Front national a atteint 11 millions de voix en prônant une rupture avec l’UE. Plus on écoute les informations européennes plus on a l’impression de se retrouver dans les années trente. Ségrégationnisme, racisme, repliement économique, frontières, murs sont devenus les termes quotidiens des médias. A cela s’ajoute les mises en place des dictateurs. Kim jong-un, bien sur, mais aussi des dictateurs au Turkménistan, en Gambie, en Biélorussie, en Erythrée (d’où l’afflux de migrants dans la vallée de la Roya), au Soudan, en Ouzbékistan, au Zimbabwe, au Swaziland, en Guinée équatoriale et surtout ne l’oublions pas le roi d’Arabie saoudite Abdallah ben Abdelaziz al-Saud et bien sûr Bachar al-Assad qui est entrain de se refaire une vertu avec la coalition. Et puis on a les faux dictateurs, élus légalement mais qui se dotent de pouvoirs sans limites comme un certain Vladimir Poutine ou Xi Jinping en Chine. Et n’oublions pas le fameux dictateur du Tweet : Donald Trump…

Les Français et les Néerlandais, en refusant la constitution européenne, ont clairement empêché une gouvernance de l’Union. Depuis il n’y a plus de système politique et la construction européenne s’est arrêtée il y a dix ans. Chaque pays se préoccupe de ses élections locales pour désigner des chefs de gouvernement dotés de peu de pouvoirs et manipulés par l’économie. Ces derniers axent alors leurs électorats respectifs sur l’appartenance, le rapprochement ou l’indépendance vis à vis de l’Union. Du coup sans union des Etats ou des régions il n’y aura pas d’avenir pour le continent. Si on ne crée pas un gouvernement supranational, il n’y aura jamais de patriotisme européen et l’Union européenne glissera dans l’échec et ne sera plus un interlocuteur mondial face aux Américains, aux Chinois et aux Russes. Nous sommes les héritiers d’un XXème siècle de guerres et d’atrocités. Allons-nous recommencer ?

Christian Gallo – © le Ficanas ®

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Tante Jeanne et la constipation du trambalan.

Le Ficanas : – Bonjour ma tante, ça va ?

Tante Jeanne : – Tiens le babatchou de neveu ! Eh oui, moi ça va, je ne suis pas constipée.

Le Ficanas : – Ah ! Et c’est bien alors ?

Tante Jeanne : – Bien sûr que c’est bien ; les femmes, surtout en vieillissant, elles se constipent tout le temps. Moi non ! Ce n’est pas comme cette pauvre Nissa !

Le Ficanas : – Nice est constipée ?

Tante Jeanne : – Tu es vraiment un barbalucou ; et tu te dis journaliste, mais tu n’écoutes rien, tu ne vois rien. Tu as entendu parler des travaux du trambalan ?

Le Ficanas : – Oui, comme tout le monde, ça avance…

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Tante Jeanne : – Mais non justement ça n’avance pas ! Ils essayent de bombarder dans le tunnel, mais il est constipé. Tu as entendu parlé du girou-girou qui fait le trou ?

Le Ficanas : – Ton girou-girou c’est le tunnelier. Il a été baptisé Catherine en hommage à Catherine Ségurane.

Tante Jeanne : – Elle ne faisait pas des trous la Ségurane, elle tapait avec son baroutou sur la tête des turcs ! Enfin passons. Ton « tunnelier » il est coincé. Lou maire, l’Estrosi, il avait dit, en 2008, que la ligne deux ouvrirait en 2013 ; Maintenant on parle uniquement d’une ligne deux et trois mélangées qui ouvriront peut-être fin 2019.

Le Ficanas : – Mieux vaut tard que jamais.

Tante Jeanne : – Fin 2019 ? Toi ça ne te remue pas, niocou ? En 2020, il y a les municipales et il veut faire la nique au petit agité du bocal qui est devenu député : Bouona moutria es miech gouvern.

Le Ficanas : – Bon en attendant on aura le tramway.

Tante Jeanne : – Pas sûr ! Porca misèria, le girou-girou il fait un bouchon et il constipe le tunnel. Chaque fois qu’il bouge t’as un bout de la rue qui s’effondre ; la rue de France on dirait du gruyère, ils ne peuvent plus le sortir. Et tu as peut-être entendu dire que sous le tunnel il y a du schiste ?

Le Ficanas : – Je ne vois pas le rapport !

Tante Jeanne : – Le schiste ça fait du gaz, le fameux gaz de schiste. Le gaz il va monter dans le tunnel et un beau jour, Vierga Santa, bang ! Ca explose. Alors le girou-girou qui est au bout, il va partir en vol plané au dessus de Nissa, et j’ai calculé atterrir au Cadam. Je sais t’es un ensucat de nature, mais imagine l’engin qui va tout détruire. Et il y a qui au Cadam?

Le Ficanas : – Le préfet ?

Tante Jeanne : – Men bati du préfet ; des préfets il y en a d’autres. Il y a surtout Pinou, ton cousin, le fils de Fine. Sian béou, ça va lui tomber sur la tête.

Le Ficanas : – Ah bon il travaille au Cadam?

Tante Jeanne : – Eh oui, ça c’est un bon fils, son père était à la préfecture, sa mère au conseil général. Il est fidèle à la tradition familiale.

Le Ficanas : – Et il fait quoi ?

Tante Jeanne : – Que stassi, il fait rien, comme ses parents… C’est un tavan d’or, mais quand même c’est la famille, c’est ton cousin.

Le Ficanas : – Et tu as une solution ma tante ?

Tante Jeanne : – Si ce n’est pas moi qui a une solution qui en aurait une ? Longui parlota fan li journada courti, alors il faut agir : on ferme le tunnel.

Le Ficanas : – Mais ça coute 770 millions la cagade !

Tante Jeanne : – Oui mais on rentabilise : on fait des champignonnières. Des champignons de Paris comme ils aiment les Français. Dans un siècle ou deux on aura rentabilisé le tunnel.

Cagades recueillies par Christian Gallo – © Le Ficanas ®

Tout Tante Jeanne sur : https://tantejeanne.wordpress.com/

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Estrosi se prend pour Danton !

Dans le cadre de la déliquescence continue du parti Les républicains, Christian Estrosi a décidé de fonder mardi prochain, à Paris, son mouvement « La France audacieuse ».

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Le 2 septembre 1792, Danton, termine son discours à l’Assemblée nationale par cette phrase : « Le tocsin qu’on va sonner n’est point un signal d’alarme, c’est la charge sur les ennemis de la patrie. Pour les vaincre, messieurs, il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, et la France est sauvée. » Ce grand moment de l’éloquence parlementaire a clairement inspiré Christian Estrosi pour nommer son nouveau mouvement.

Le problème est que le discours de Danton va provoquer « Les massacres de Septembre », le sommet de la violence révolutionnaire avec 1.300 morts à Paris et 150 en province.

Méfi ! La France audacieuse est-elle risquée ? Mais non ce n’est qu’un effet d’annonce…

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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Alberghina : le grand prix Matisse des soixante-dix ans de l’UMAM

Tous les deux ans, l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne (UMAM) décerne à l’occasion de ses biennales un grand prix, le prix Matisse, du nom de l’un de ses parrains, l’autre étant Bonnard. 2016 fut une année exceptionnelle, car au lieu d’une simple biennale, ce furent plus de quinze expositions organisées à Marseille, Nice, Beyrouth, Menton, Villefranche-sur-Mer, Aspremont, Etc. En effet l’UMAM fêtait les soixante-dix ans de sa fondation, ce qui, probablement, fait de l’association la plus ancienne d’Europe dans l’art contemporain. Ce furent donc des centaines d’artistes présents sur les cimaises et dans les salles, les chapelles et les palais.

On va retrouver Marc Alberghina à plusieurs reprises et pas tout à fait par hasard. En 2014 déjà, lors de la biennale qui se tenait cette année-là au château-musée Grimaldi de Cagnes-sur-Mer, son crucifix en hommage à Pablo Picasso avait impressionné et provoqué de nombreux articles de presse. Son cercueil formé d’urnes a étonné aussi bien à Villefranche qu’au palais de l’Europe de Menton. Que la présidente Simone Dibo-Cohen et les membres de l’UMAM décident de lui accorder ce prix exceptionnel est largement mérité et l’exposition organisée au musée Cocteau est la juste récompense d’un travail de grande qualité.

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Parmi les milliers d’artistes exposés par l’UMAM, parmi soixante-dix ans de récompenses, ce n’est que la deuxième fois que l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne couronne un céramiste. Le premier fut Roger Capron, qui l’année de la fondation de l’UMAM arrivait à Vallauris. Marc Alberghina travaille aussi à Vallauris. En 1970 Capron obtient le grand prix international de la céramique ; Marc Alberghina l’obtient lui en 2016. La réputation de Capron est mondiale, celle d’Alberghina est en passe de le devenir.

Mais quand Capron travaillait à Vallauris, la ville était un grand centre de la création de la céramique ; ce n’est plus le cas aujourd’hui, car le goût des publics a évolué, devenus de simples visiteurs qui passent, ils ne sont pas attirés par la création mais plutôt par l’objet souvenir ou utilitaire, souvent fabriqué au bout du monde.

Avec Alberghina l’émail prend une autre valeur : parfois blanc, parfois très coloré, il resplendit et témoigne d’une maîtrise pratiquement unique en France. L’outrance, la violence, le sacré, l’interdit, la sauvagerie caractérisent ses œuvres souvent iconoclastes. Il aime le blanc mais bordé de couleurs. Ses urnes ont des liserés d’or, ses « Saint Sébastien » des taches de sang, ses « Canis Ligua » dégoulinent sur les socles… Cependant tout est beau ; on n’est pas outré en voyant ses céramiques, on reste sans voix, presque sans air.

Pourtant dans toutes ses expressions, rien n’est gratuit, tout est référencé. Les langues de chien nous font penser aux Rolling Stones, et de ce fait l’outrance devient attirante et sensuelle. Qui n’a pas vu sa sphère formée de sexes masculins (dont un seul en creux et en or) serait déçu. Quand elle est exposée, immanquablement tout le monde vient la toucher ; on a même vu un soir de vernissage les élus d’une commune se faire prendre en photo en la caressant…

Est-il morbide ? Il ne faut pas négliger les origines siciliennes de Marc Alberghina. Dans cette île les catacombes, comme celle des Capucins à Palerme, parsèment la terre : elles sont romaines, chrétiennes, juives, en particulier vers Agrigente dans la partie occidentale de l’île. Alberghina expose alors au grand jour ce qui est souterrain. Il n’est pas plus morbide que l’était Jérôme Bosch, mais avec autant d’imagination et d’outrance. Cette sensualité mortifère est accentuée par la beauté du brillant de la céramique. Ses sculptures deviennent alors séduisantes et parfois baroques. C’est le cas de ce roi présenté à Menton, squelette blanc richement vêtu et couronné, assis dans un fauteuil doré et nimbé d’un soleil rayonnant. De fait ses squelettes, ses ossements assemblés sont pleins d’humour, de jubilation parfois. Rien n’est gratuit et tout est attrayant.

Le 20 octobre prochain, Simone Dibo-Cohen lui remettra, au nom de l’UMAM, le diplôme du Grand Prix Matisse 2016. Il rejoindra, à ce moment là les gloires exposées par l’association : Picasso, Braque, Carzou, Chagall, Kandinsky, Klein, Soutine, Utrillo, Vasarely, Modigliani et bien entendu Matisse et Bonnard. Il rejoint également Hirst, Garouste, Dolla, Pignon-Ernest, Régent, Sosno, Viallat, Ben, Bombardieri, Pahlavi, Franta, Castellas, Tatah…

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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Ils sont tous prêts pour la mort de Chirac.

L’ancien président de la République, Jacques Chirac, vit dans un hôtel particulier prêté par François Pinaud. Il souffrirait d’anosognosie, un trouble neurologique qui fait qu’il perd conscience de sa maladie. Âgé de 84 ans, il est en permanence en tête à tête avec son épouse Bernadette. Régulièrement des bruits courts annonçant sa fin et alors les rédactions des chaînes info et du 20 heures ressortent les films qui retracent sa carrière.

Mais dans ces moments inéluctables et qui seront forcément tristes, il faudra bien meubler les émissions de télévision en faisant appel aux amis, bien sûr, mais surtout aux fameux experts qui parsèment les plateaux depuis longtemps.

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Alors pour être sûrs d’être présents, ils sortent tous leurs bouquins pour cette rentrée, non pas pour prétendre au prix Goncourt, mais pour être prêts au cas où… On a donc droit à « Chirac, Assad et les autres » de Manon-Nour Tannous, « Jacques Chirac, une vie pour la France » de Christian Boyer, « Un anthropologue nommé Chirac » d’Alain Nicolas, « Jacques Chirac a dit… » de Laurent Pfaadt. On a aussi « Président, la nuit vient de tomber » d’Arnaud Ardoin qui énonce les confidences d’un ami du président, Daniel Le Conte qui vient de disparaître.

Les Français aiment bien Chirac, aujourd’hui, il obtient même 63% d’opinions positives (Mitterrand 61%), score qu’il eut aimer avoir du temps de sa présence à l’Elysée. Alors les scribouilleurs qui se prennent pour des historiens foncent. S’il est autant aimé, on va vendre du bouquin.

Maintenant, si on se retourne, on se demande ce qui va marquer l’histoire : la création du RPR, puis de l’UMP, d’avoir trahi Giscard d’Estaing et de ce fait avoir favorisé Mitterrand, d’avoir créé le quinquennat, d’avoir dissous l’Assemblée nationale avec son copain Juppé, d’avoir évité la guerre en Irak pour les Français, d’avoir créé le musée des arts premier, d’avoir reconnu la responsabilité de la France au Vel’d’Hiv ? Hélas, il est également le seul président de la Vème République a avoir été condamné pour détournement de fonds publics et abus de confiance. Il y a aussi son opportunisme, sa volonté de vaincre et surtout les femmes.

Pour l’avoir rencontré à plusieurs reprises dans un cadre privé, il y a chez lui un sens de l’accueil incomparable et surtout une immense humanité : Chirac aime les gens, les écoute et les apprécie. C’est cela que l’on regrettera.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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Branle-bas au cabinet de Christian Estrosi

Christian Estrosi : « Au moment où se présentent de nouveaux enjeux pour notre territoire, j’ai tenu à remanier profondément mon cabinet. C’est une équipe renouvelée, diverse et organisée, pour être mieux à l’écoute des préoccupations des Niçois et des habitants de la Métropole. J’ai voulu donner la priorité à la proximité et la sécurité, au vivre ensemble  et à l’accompagnement des communes. »

Autour d’Anthony BORRE, directeur de cabinet, la nouvelle organisation comporte les modifications suivantes :

Claude PERRIER rejoint l’équipe en qualité de conseiller spécial en charge de la stratégie de la Relation Publique et des médias. Professionnel reconnu de l’audiovisuel, avec des expériences de télévision, radio, presse écrite, et multimédia, il a été Président-Directeur Général du Groupe La Provence et Corse Matin, après avoir été le Directeur Général National du Réseau France Bleu. Son expérience d’homme de Presse au cœur de l’entreprise, sa maîtrise des enjeux de communication, seront précieux pour accompagner les mutations de Nice et de la Métropole. Par ailleurs le cabinet se structure autour d’une organisation en pôles.

Le Pôle Vivre ensemble, avec Jean-Paul DAVID, qui devient directeur adjoint de cabinet. Il sera accompagné de Pierre Alain REVELAT qui prendra en charge les instances de la démocratie participative.

Le Pôle Proximité Sécurité, avec Véronique BORRE, qui devient directeur adjoint de cabinet. Elle sera accompagnée de Christine GILLI, ancienne élue de la ville de Nice, pour la proximité, le commerce et la vie des quartiers. Et par Romain CARDELLI pour le stationnement et la circulation.

Le Pôle Accompagnement des communes, avec Pascal CONDOMITTI, qui devient directeur adjoint de cabinet. Il sera accompagné de Jean-François CAMPANA.

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Par ailleurs un Pôle Montagne est créé, directement rattaché au Président de la Métropole. Il est constitué de Joël MIGLIORE, comme conseiller auprès du Maire-Président de la Métropole, en charge des sports, et des communes du haut Pays et de Caroline MIGLIORE, comme conseiller chargé des communes du haut Pays et de la ruralité.

Deux autres pôles sont créés : le Pôle Ville de Nice et le Pôle Métropole avec 3 nouveaux conseillers : Isabelle CHAMEROY : conseiller chargé de l’éducation de la vie étudiante, de l’université, de la petite enfance, au Pôle Ville, Mathilde DEMORY-ZORY : conseiller chargé de la santé, du Social et du Handicap, au Pôle Ville. Elle était la directrice de centre d’innovation et d’usages en santé du CHU de Nice. Pauline HEROUAN : conseiller chargé de l’environnement et de l’eau, au Pôle Métropole. Elle est l’ancienne directrice de la communication du musée océanographique de Monaco.

Par ailleurs Jean-Sébastien MARTINEZ devient le nouveau chef de cabinet, secondé par Sébastien BUCHET, chef de cabinet adjoint, qui conserve ses fonctions de Conseiller pour la Communication et l’événementiel.

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Enfin, sont confirmés dans leurs fonctions actuelles : Guillaume QUEYRON, comme directeur de cabinet adjoint, en charge des ressources humaines et de l’administration générale, Mickaël LEROUX, comme conseiller politique chargé des instances et de l’Europe, Rébecca BARRE comme conseiller de l’aménagement, des finances, du transport et du tramway, Hervé BARELLI, comme conseiller chargé de la Culture du Patrimoine et des discours, et Eléonore PAUL comme conseiller chargé de l’Economie et l’Innovation.

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