Surprise : Estrosi serait encore chez Les républicains !

Le nouveau bureau de Christian Estrosi vient d’être installé dans le tramway entre l’aéroport et l’avenue Jean-Médecin. C’est là qu’il reçoit les personnages importants de son parti pour leur faire visiter le fameux tunnel qui coûte une fortune aux contribuables. Il vient d’accueillir en particulier le président du Sénat, Gérard Larcher, qui est entrain de faire la tournée des popotes de son parti Les républicains. Car Christian Estrosi est membre de Les républicains. Certains l’ont oublié, croyant qu’il n’était que la roue de secours locale du président de la République, Emmanuel Macron.

De gauche à droite : Gérard Larcher – Philippe Pradal – Christian Estrosi – Louis Nègre – Dominique Estrosi-Sassone.

Mais avant de faire sa promenade en tram, Gérard Larcher était allé rencontrer les élus du département avec leur président Charles-Ange Ginesy. C’est même la première fois qu’un président du Sénat monte à la tribune du Conseil départemental ; mais il y a fort à faire dans un département qui fut le plus sarkozyste de France et qui ensuite a offert une majorité à Marine Le Pen au premier tour des présidentielles. 

C’était le hors d’œuvre. La suite s’est déroulée ailleurs, à huis clos avec Christian Estrosi. Anti macroniste alors qu’il organise un référendum pour empêcher la privatisation de l’aéroport, macroniste quand il en vend les parts du dit aéroport que détient la métropole (malgré l’avis contraire des habitants), anti macroniste lorsqu’il crée un mouvement d’élus locaux situé « entre les républicains profondément radicalisés, et une droite macroniste », macroniste lorsqu’il reçoit ouvertement le candidat pendant sa campagne électorale à Marseille.

Christian Estrosi ne sait plus où il en est et les Niçois non plus… En réalité il s’agit d’une guéguerre entre deux amis de trente ans, tradition inspirée par Chirac pour le parti de droite. Le problème est que le président chargé des investitures pour le parti c’est Eric Ciotti, l’ennemi (pour l’instant) préféré d’Estrosi. En plus Eric Ciotti est député d’une circonscription qui risquerait de disparaître dans la cadre de la réforme constitutionnelle voulue par Macron.

Du coup Christian Estrosi semble être (que cela est vulgaire) le cul entre deux chaises. Alors sa remplaçante à la Chambre des députés, Marine Brenier, agite le drapeau de la démocratie car Estrosi n’a pas été désigné par le comité national d’investiture de Les républicains présidé par… Eric Ciotti. Effectivement ni Paris, ni Marseille, ni Nice proposent un candidat LR. Le problème est qu’à Paris et Marseille, il n’y a pas de maire sortant ; à Nice, oui. Du coup on signale que Christian Estrosi a affirmé : « Mon parti c’est Nice! » Mais il l’avait déjà dit avant d’être ministre de Sarkozy et également avant de devenir président de la région PACA. 

Mais si c’est le cas, pourquoi Estrosi revendique, par la voix de sa remplaçante, une étiquette Les républicains ? Pourquoi fait-il de temps en temps les yeux doux à Macron alors qu’il serait son opposant à droite ? Car il y a du monde à droite dans ce département, même chez Les républicains, il y aurait un certain Eric Ciotti ! Ça existe les listes d’intérêt communal…

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

A propos christiangallo

Rédacteur du Ficanas depuis 2005. © Le Ficanas est une marque déposée ®
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