La presse papier risque de disparaître.

Mark Thompson, le PDG du célèbre New-York Times, vient d’annoncer qu’aux Etats-Unis la presse papier pourrait disparaître d’ici 10 ans. Elle va être totalement supplantée par le web et son journal s’y est préparé. 

Financièrement la version papier d’un journal n’est plus rentable à moyen terme alors que les croissances sont possibles dans le numérique. Le New York Times vient d’annoncer le chiffre de 2,64 millions d’abonnés numériques, une hausse de 41,8 % en une année. C’est important car les abonnés représentent 60% du chiffre d’affaire du journal contre seulement 33 % pour la publicité. 

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Un autre élément sensible est la rapidité de l’information, beaucoup plus efficace sur internet que dans l’attente d’une édition papier. Aujourd’hui le lecteur exige d’être informé rapidement, d’où le succès des chaînes de télévision info. Les tablettes, les nouveaux formats des téléphones mobiles autorisent une lecture permanente où que l’on soit.

Abonné à deux quotidiens sur le web, il ne me vient même pas à l’idée d’aller acheter une version papier. Certains diront que rien ne vaut le papier, mais sont-ce les mêmes qui ont décrié la photographie numérique ou les vinyles ? Possible ; on s’attache facilement à des habitudes et des traditions, comme en politique d’ailleurs. Le fameux « c’était mieux avant » deviendrait-il obsolète ?

Le Ficanas date de 1887 ; il n’existait qu’en papier, bien sur. Sa version actuelle date, elle, de 2005. Les quatre premiers numéros ont été publiés simultanément en version papier et sur internet. Journal gratuit, non sponsorisé, ni publicitaire, il était loin d’être rentable. D’autant plus que, très rapidement, le nombre de lecteur s’est accru sur internet. Du coup le support n’était pas rentable, mais ne perdait pas d’argent mis à part le temps qui lui était consacré. Le meilleur exemple en France c’est Mediapart : disponible uniquement par abonnement ; 11 euros par mois et deux mois gratuits sur un abonnement annuel, il obtient son indépendance et sa rentabilité sans publicité.

La France utilise 4 millions de tonnes de papier par an ; 25 % sont destinés à la presse. Le numérique empêche la déforestation. Les coûts du papier ne cessent d’augmenter et les seuils de rentabilité de baisser. Aujourd’hui des titres comme Le Monde, L’Equipe, Les Echos gagnent des lecteurs par leur version numérique. Chaque année nous utilisons une foret pour fabriquer du papier qui aurait la taille de la Belgique. Dans les zones tropicales ce sont 18 millions d’hectares de forêts qui disparaissent. Le numérique est-il la solution ? Peut-être…

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

A propos christiangallo

Rédacteur du Ficanas depuis 2005. © Le Ficanas est une marque déposée ®
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