Alpes-Maritimes : les députés de droite se divisent les circonscriptions.

C’est le département où tous les élus sortants sont à droite, mais la loi sur le non-cumul des mandats pose un problème. Vaut-il mieux être le premier dans sa commune ou le cinq cent soixante dix septième à Paris ? C’est l’argument de Jacques Médecin quand il avait du choisir et abandonner l’Assemblée nationale.

Carte des cantons et circonscriptions des Alpes-Maritimes

Les sortants sont donc Marine Brenier, Bernard Brochand, Eric Ciotti, Charles-Ange Ginesy, Jean-Claude Guibal, Jean Leonetti, Lionnel Luca, Rudy Salles et Michèle Tabarot. Le parti Les républicains est convaincu d’être majoritaire à l’Assemblée nationale pour imposer une cohabitation au président Macron. Les neufs élus des Alpes-Maritimes, département sarkozien, vont peser un poids considérable lors des prochaines élections.

A Menton (2ème), Guibal laisse la place à Xavier Beck, le maire de Cap d’Ail, qui a été souvent son opposant. Mais la ville de Menton a massivement voté pour le Front national la semaine dernière et l’on parle d’une candidature d’Olivier Bettati.

A Antibes Jean Leonetti (7ème) laisse la place à son premier adjoint à la mairie Eric Pauget. Peu connu en dehors de la ville, il est le président du conseil d’administration de l’entreprise d’économie mixte gestion du Port Vauban.

A la place de Charles-Ange Ginésy (2ème), c’est la vençoise Anne Sattonnet, vice-présidente de l’UDI, qui se présente. Elle est vice-présidente du Conseil départemental. Elle sera accompagnée par Jérôme Viaud, le maire de Grasse et également vice-président du Conseil départemental. Charles-Ange Ginesy, le député sortant, espère qu’Eric Ciotti se représente comme député pour récupérer le poste de son papa à la présidence du Conseil départemental.

A la place de Lionnel Luca (6ème), qui est resté bien silencieux entre les deux tours de la présidentielle, on découvre Laurence Trastour-Isnart, conseillère régionale et adjointe de Louis Nègre, chargée de la politique de la ville de Cagnes-sur-Mer, ville qui a placé le Fn en tête au premier tour des présidentielles.

Restent en place Rudy Salles (3ème) (qui se présente pour la septième fois), faux UDI mais si proche de Christian Estrosi, Marine Brenier (5ème) dont on ne sait pas si son suppléant à l’Assemblée, Christian Estrosi, l’accompagnera à nouveau et Bernard Brochand (8ème) qui remet cela à 78 ans. Eric Ciotti (1ère) est prêt à échanger son poste de président du Conseil départemental pour conserver son poste de député.

Reste Michèle Tabarot (9ème) au Cannet, si proche de Jean-François Copé qui s’était bien ramassé lors des primaires de la droite. Elle n’a pas encore décidé si elle allait se présenter.

La loi sur le non cumul des mandats va changer les têtes de la droite. Mais il reste une grande question : que va décider le nouveau maire de Nice Christian Estrosi ? Abandonnera-t-il la mairie pour la députation ? Cela semble difficile vu le chiffre élevé du Fn dans sa commune qu’il doit sauver pour 2020. Alors qui va-t-il soutenir ? Eric Ciotti peut-être…

Car il faut s’attendre à une vague Front national dans le département et sûrement des candidatures de la nouvelle majorité présidentielle.

Christian Gallo – © le Ficanas ®

A propos christiangallo

Rédacteur du Ficanas depuis 2005. © Le Ficanas est une marque déposée ®
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