Nice : les petits cœurs de la St Valentin sur l’Avenue.

Je n’ai jamais connu l’actuelle avenue Jean-Médecin d’aujourd’hui du temps où elle se nommait avenue de la Gare avec ses lignes de tramway. Mais j’ai connu l’avenue de la Victoire avec son trolleybus. Une fois le temps des rois passés, surtout chez Gainon, elle devenait plus triste : les vitrines de la Riviéra et des Galeries Lafayette avaient perdu leurs montagnes de jouets, de peluches, de trains électriques et les Scalextric au profit du blanc. L’avenue était triste, les platanes avaient perdu leurs feuilles, les tronçonneurs et les gardiens de platanes (les agents électoraux médecinistes) regardaient tomber les branches.

avenue_de_de_la_victoire_1960

L’Avenue en 1960

Petit à petit on commençait à tendre les câbles d’un immeuble à l’autre, pour préparer les décors de Carnaval. Il fallait des décors très beaux, très colorés, très lumineux. En effet pour les niçois Carnaval ce n’était pas la place Masséna réservée aux touristes, mais l’Avenue. Il y avait deux panneaux différents qui alternaient depuis la place de la Libération jusqu’à la place Masséna. Le style donnait un avant-goût de ce que nous allions voir. On attendait les essais le soir, histoire de deviner ce qui allait se passer cette année-la.
Mais il y avait d’autres câbles tendus entre les façades, des filins en tombaient et s’accrochaient aux câbles du trolley. Il fallait les soulever pour laisser passer les chars de Carnaval, beaucoup plus volumineux que ceux d’aujourd’hui. Le jour où l’on empêchait aux trolleys de passer était en fait le premier jour de Carnaval.
Mais qui remarquait un autre évènement qui allait s’installer sur l’Avenue aux mêmes dates ? Il y avait encore des réverbères anciens à deux branches sur les trottoirs, et on allait y fêter la Saint Valentin. Peu d’intérêt pour un gamin que ce saint inconnu et qui n’a jamais vraiment existé. Pourtant l’église catholique le fêtera le 14 février comme patron des amoureux. Alors la ville de Nice accrochait à l’époque des cœurs en tôle rouge qui s’agitaient dans le vent de l’hiver. Je n’ai jamais trouvé des photos de ces petits cœurs qui ne restent qu’un souvenir. Ont-ils été déterminants pour ma vie amoureuse ? Ben, heu, bof… Passons, voulez-vous ?
Christian Gallo – © Le Ficanas ®

A propos christiangallo

Rédacteur du Ficanas depuis 2005. © Le Ficanas est une marque déposée ®
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