Ca y est : le Parti socialiste va-t-il disparaître ?

On prédit des surprises à l’occasion des élections présidentielles, elles risquent de ne pas apparaître à gauche. Les primaires de la gauche, qui virent François Hollande triompher il y a cinq ans, risquent de n’être qu’un coup d’épée dans l’eau. Même si les candidats ont des projets intéressants, ils ne seront pas écoutés et le vainqueur disparaîtra dès le premier tour des présidentielles.

C’est une situation exceptionnelle de voir un parti de gouvernement s’éteindre ainsi, mais c’est un parti coincé par deux candidatures qui ne voulant pas jouer le jeu des primaires grignotent l’électorat socialiste à droite comme à gauche.

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Orateur très brillant, Jean-Luc Mélenchon se rend compte petit à petit qu’il peut être le véritable cueilleur des voix de la gauche. D’ailleurs son langage évolue, il se calme, devient correct avec les journalistes en remplaçant ses outrances verbales par de l’humour. Il se préoccupe d’écologie et en fait même la base de son programme. Sortir du nucléaire, promouvoir le bio sont pour lui les éléments d’une relance économique, même si les Verts le tournent en dérision. Adieu le marxisme profond, bienvenu à l’impôt universel, adieu la loi El Khomri… Des promesses de campagne ? Probablement comme tous les candidats, mais en attendant il réunit les électeurs en colère qu’il récupère chez Le Pen. Son opposition à gauche c’est incontestablement Benoît Hamon qui prouve qu’il a travaillé sa campagne, qui se préoccupe d’écologie et propose son revenu universel qui laisse pantois les autres candidats.

A l’autre bout de la gauche Emmanuel Macron. Lorsqu’il s’est égosillé à la fin de son meeting (problème de placement de la voix) nombreux sont ceux qui ont trouvé là une forme de sincérité. Il se dit ni à droite, ni à gauche, ignore semble-t-il le centre, mais il sort quand même du gouvernement de François Hollande et gratte donc cette gauche libérale, mal représentée en fait dans les primaires. Manuel Valls qui devrait en être le porte-parole semble mal à l’aise. Mais si Macron fait, dans le style et la méthode, penser à Nicolas Sarkozy, le problème est que, s’il a suscité l’intérêt des médias qui n’hésitent pas à lui offrir la couverture des magazines, tout le monde est en attente d’un programme et c’est peut-être là que vont apparaître ses faiblesses.

Les résultats du premier tour des présidentielles seront déterminants pour l’avenir du Parti socialiste. Coincé entre Mélenchon et Macron le parti risque d’imploser sauf s’il est récupéré par un bon résultat au premier tour. Mais cela ne semble pas du tout évident. C’est la différence avec la droite dont un candidat est issu des primaires et a créé un rassemblement du parti à de très rares exceptions.

Élection à surprise ? Oui, si l’électorat populiste prend le pouvoir.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

A propos christiangallo

Rédacteur du Ficanas depuis 2005. © Le Ficanas est une marque déposée ®
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