Le débat télévisuel de la droite : quel ennui !

La première partie fut carrément soporifique. Tout ce qui a été dit avait déjà été annoncé par les candidats lors de leurs interviews multiples et variées. Décidément la droite (car le centre n’était pas représenté) a eu du mal a annoncer des idées nouvelles ou des solutions. Il faut dire que le système « vous avez une minute » empêche totalement les candidats de s’exprimer et ils se réfugient derrière des slogans éculés. En outre tous étaient pratiquement d’accord sur les solutions : baisse des charges des entreprises, baisse de la dépense publique, baisse du nombre de fonctionnaires etc. La différence vient des nombres, 300.000 suppressions pour certains et 500.000 pour d’autres. Seule Nathalie Kosciusko-Morizet propose une réforme du statut des fonctionnaires en maintenant ceux qui travaillent dans le système régalien et souhaite que les autres soient recrutés par contrat, comme dans l’armée. Hélas elle n’a pas eu le droit de développer sa proposition, la plus originale.

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La deuxième partie qui portait justement sur les sujets régaliens (terrorisme, identité nationale et laïcité) fut plus animée. C’est la remarque de Jean-Frédéric Poisson qui fut la plus explicite en disant qu’il n’avait pas compris la différence entre assimilation et intégration. La cerise sur la gâteau fut alors apportée par Nicolas Sarkozy qui, attaché à l’enfermement des fichiers « S », expliqua « Si on a pris un fiché S pendant 8 jours qui n’a rien fait, on s’excuse ».

On pensait alors que Jean-François Copé allait aborder le dossier Bygmalion et ce ne fut pas vraiment le cas. De toute façon il se fera corriger par l’ancien président de la République au sujet de la loi sur la burka : « La loi sur la burka, ce n’est pas toi qui l’as imposée. » Puis : « T’étais bien incapable d’imposer quoi que ce soit, ni au premier ministre ni au président de la République. »

Les deux favoris des sondages, Juppé et Sarkozy, se sont empressés de ne pas innover, de se contenter d’être bien calmes, sans surprise, sans initiatives nouvelles. Il est difficile d’imaginer que l’un d’entre eux puisse devenir le futur président de la République, doté de pouvoirs immenses. Espérons que le prochain débat soit plus explicite. De toute façon, cette primaire de la droite, comme le fut en son temps celle de la gauche, est antinomique avec les statuts de la 5eme République. Elle n’est que la preuve de l’échec des partis à se trouver un chef sans passer par une consultation populaire.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

A propos christiangallo

Rédacteur du Ficanas depuis 2005. © Le Ficanas est une marque déposée ®
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