Primagaz à Malaussène : industrialisation ou développement durable ?

Lors de notre article du 11 juillet dernier, nous évoquions le sacrifice que l’on essayait d’imposer à Malaussène en y implantant une cuve à gaz de 49 tonnes. Tout cela pour libérer un terrain de type Sevezo à Carros qui prend de la valeur avec l’aménagement de la plaine du Var par la métropole Nice-Côte d’Azur. N’oublions pas que le maire de Carros, Charles Scibetta, est l’administrateur de l’OIN.

Depuis un collectif « Non à Primagaz – Malaussène » s’est constitué et Primagaz a tout fait pour rassurer la population en précisant « Nous n’apporterons aucune nuisance », puis « nous avons l’habitude de gérer ce type d’installation, sur lesquelles nous n’avons jamais eu d’incident », pour conclure en ce qui concerne le trafic de camions lié à cette implantation « Ce qui représente moins de 1% du trafic de la commune ». C’est surement faux ! Tout le monde redoute un accident de camion chargé de gaz sur la 202 au niveau des gorges de la Mescla !

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Le 5 août, le collectif s’est réuni pour annoncer que 34 communes de l’intercommunalité soutiennent l’action de Malaussène dans son refus de cette implantation de Primagaz. Mais des voix se sont élevées pour accepter l’industrialisation des vallées de la Communauté de Communes des Vallées d’Azur. Le problème est que l’implantation de Primagaz, si elle ne crée pas beaucoup d’emploi, rapporte des ressources à la commune qui l’hébergera. Le collectif signale le côté rural du territoire, mais il va falloir prendre une décision.

Industrialisation ou développement durable ?

Il y a là un choix politique en vue du développement que doit assumer le président de la communauté de communes des Vallées d’Azur. Industrialisation ou développement durable ? Tout l’enjeu est là et Primagaz à Malaussène est devenu le symbole d’un choix qui devient indispensable.

L’activité industrielle de ce territoire est faible, mis à part le traitement du bois. Par contre la valeur touristique est importante et la pollution relativement faible. Mis à part la 202 qui est une route qui relie la montagne à la mer, la voix ferrée (le train des Pignes) ne pollue pas. Tout n’est pas parfait, loin de là, mais tout peut le devenir. A une époque où tout le monde est la recherche d’une nature non polluée et qui peut se développer. Dans ce cadre, cette communauté de 12 communes pourrait être un exemple national. Cependant il faut là un choix des citoyens et des élus. Mais on se rend compte que cette communauté des Vallées d’Azur ne fait pas beaucoup parler d’elle contrairement à celle des Alpes d’Azur présidée par Charles-Ange Ginesy.

Rendez-vous le 14 août.

La prochaine réunion du collectif va avoir lieu le 14 août à la ferme de l’Ablé à Malaussène (date peu pratique au milieu d’un pont férié). Il devrait y avoir deux sujets à aborder : d’une part le rôle confié au Maire de Malaussène Joseph Saturno qui a signifié à l’unanimité de son conseil le refus d’implantation le 29 juin dernier, l’attitude de la sous-préfète Nice-Montagne, Véronique Laurent-Albesa qu’il faut acculer à prendre une décision au nom de l’État. Enfin il faut bien délibérer sur l’avenir de la communauté de communes dans ses choix.

Il est probable que cela ne se fera pas ce 14 août, mais cette réunion peut ouvrir la porte à des résolutions constructives.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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A propos christiangallo

Rédacteur du Ficanas depuis 2005. © Le Ficanas est une marque déposée ®
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Un commentaire pour Primagaz à Malaussène : industrialisation ou développement durable ?

  1. Sylvère dit :

    La dangerosité de telles installations en milieu urbain est réelle. Mieux vaut que Primagaz déménage même si elle se trouve dans une ZI (souvenons-nous l’explosion AZF à Toulouse). S’agissant de Malaussène qui est en surplomb de la route, on n’y s’arrête pas, on y va spécialement et il me semble qu’il y a une grande carrière en exploitation là-bas. Enfin, je ne vois pas bien en quoi une installation industrielle serait un frein à l’Eco tourisme compte tenu de l’immense surface du territoire de cette commune (comme beaucoup d’autres du moyen et haut pays) ; il suffit de l’installer de la manière la plus pertinente possible.
    En Italie dans la province de Cuneo où je me ballade souvent, il n’est pas rare de voir implantées des installations industrielles (de manière trop visible parfois!) au milieu de la campagne. D’ailleurs à ma connaissance les ZI, les ZAC etc ça n’existe pas là-bas.
    Au moins y a t-il des emplois localement et les jeunes ne sont pas obligés de quitter leurs belles vallées (tandis que chez nous le trafic croit car les actifs n’ont plus les moyens de se loger en bas près des gisements d’emplois!). De ce fait, les traditions culturelles, culinaires… y restent plus vivaces que chez nous (ce sont des italiens cette année encore qui présentaient les métiers d’antan à la fête paysanne de Tende) et l’agriculture reste prospère (circuits courts privilégiés=slow food).
    Pour ma part aux villages-musées, aux villages pieds à terre où l’on se rend seulement pour les vacances, où les résidents à l’année survivent plus qu’ils ne vivent (plus de café de boulangerie, de médecin…), je préfère des lieux de vie avec des écoles qui ne sont pas menacées de fermeture, des équipements sportifs et culturels modernes, des églises qui gardent leur fierté….

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