Nice Euro 2016 : l’échec !

On s’attendait à une situation intenable en organisant l’Euro à Nice, c’est le cas. Les photos ci-après sont de Frank Fernandes et publiées par Nice-Matin ; plus explicites que celles-là ça n’existe pas. On a, pour un match de football, bouché tout l’ouest de la ville ; on a rasé la maison d’une famille, les Venturino (dont la tante est morte un mois après son expulsion) ; bref on a construit un stade surdimensionné, véritable temple de la mégalomanie, digne des bâtiments des Ceausescu.

Dès le départ ce stade est une aberration : son emplacement, le manque de parking, l’inexistence des moyens de transport pour s’y rendre, et surtout le coût ! Pour quatre matchs on compte par centaines de millions d’euros ce que vont devoir rembourser les contribuables pendant des années. C’est le plus gros endettement que la ville de Nice n’a jamais eu, et même si on dilue le montant dans la métropole ou la région, ce sont quand même les contribuables qui vont devoir payer.

N’oublions pas que la ligne 2 du tramway devait ouvrir en 2013 et la ligne 3 en 2015 (voir Ficanas de mai 2010). En réalité rien n’a été fait et on creuse un tunnel pour transformer la ville en chantier permanent. Cette fameuse ligne 3 devait justement desservir le stade en partant du fameux pôle multimodal de St-Augustin, de l’aéroport, et se raccorder à la ligne 2.

Mais ce n’est pas tout : l’Euro engendre des nuisances difficiles à contrôler. Bagarres de rues, comme le 11 juin où les supporteurs niçois ont attaqué les nord-irlandais au cours Saleya (7 blessés dont un trauma crânien), 16 personnes mises en garde-à-vue après Espagne-Turquie pour avoir allumé des fumigènes et des pétards pendant le match (ce qui prouve que la fouille a été efficace à l’entrée), des supporteurs alcoolisés qui traînent sur les trottoirs en chantant à tue-tête, en dormant par terre ou en dansant dans les jardinières, et la ville déjà pas très propre transformée en poubelle.

Comme prévu tout est cumulé. Pourtant la ville se paye le luxe d’avoir deux maires (un vrai et un faux) pour gérer une telle situation. Mais à Nice, au lieu de s’occuper du bonheur des habitants, on bétonne à tout va, dans le moindre recoin, car le béton ça rapporte… Ce ne sont pas des dirigeants que nous avons à la tête de la ville mais des entrepreneurs de BTP, incapables de faire jouer 22 footballeurs en toute tranquillité.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

Photos / Frank Fernandes pour Nice-Matin

A propos christiangallo

Rédacteur du Ficanas depuis 2005. © Le Ficanas est une marque déposée ®
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Un commentaire pour Nice Euro 2016 : l’échec !

  1. heyligers dit :

    Bravo enfin tout est dit. Vive le footalitarisme.

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