« Charentes-Poitou, Charentes-Poitou, tradition du goût ! »

Qui a pu oublier ce slogan fromagé même si la région a porté le nom de Poitou-Charentes ! Ségolène Royal s’était réfugiée dans sa région, elle qui espérait tant devenir présidente de l’Assemblée nationale et qui fut balayée par le tweet de la fameuse Valérie Trierweiler. La région fut son refuge, heureusement. Imagine-t-on qu’elle ait pu battre Nicolas Sarkozy en 2007 ? Ce ne fut guère brillant avec ce dernier, c’eut été catastrophique avec elle, d’autant plus qu’elle a affirmé qu’elle aurait dirigé la France comme elle l’avait fait avec sa région !

lacrisitude

Le nouveau président socialiste de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente, Alain Rousset (et député de surcroit), vient de réunir les parlementaires de sa région ; et là il dévoile les comptes rendus d’un audit réalisé par Ernst & Young sur la région de la ministre de l’écologie qui l’a présidé de 2004 à 2014. On constate alors des emprunts à des taux affolants dont certains toxiques (plus de 100 millions), des dettes (environ 450 millions) et des impayés ; les artisans et les entreprises de la région ont perdu 132 millions d’euros.

Tout le monde attend le rapport de la Chambre régionale des comptes, prévu pour l’automne, mais on se demande ce qu’a fait l’Etat, en particulier le contrôle de la légalité et le contrôle budgétaire. En réalité ce sont donc les habitants de l’Aquitaine et du Limousin qui vont devoir à leur tour éponger la dette créée par les services de Madame Royal. Il va de soi que dans le cadre du Parti socialiste, toujours solidaire dans les moments difficiles, Ségolène Royal dénonce « une basse vengeance » et des « propos diffamatoires et négatifs » d’Alain Rousset, le nouveau président.

Mais la ministre nous rassure : « il y a eu la fusion des régions, cette fusion a entraîné momentanément, comme dans toutes les régions, un certain nombre de paiements, parce qu’il a fallu fusionner les systèmes informatiques, la région Aquitaine a imposé son système informatique » ; et voilà pour les dettes. Dominique Bussereau député Les républicains et président du Conseil général des Charentes-Maritimes, dénonce une « invraisemblable gabegie financière » et demande son départ du gouvernement.

Aurait-on remplacé la tradition du gout par celle de l’arnaque en Charentes-Poitou ?

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

A propos christiangallo

Rédacteur du Ficanas depuis 2005. © Le Ficanas est une marque déposée ®
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