« La Présidente » et l’euro.

Le Front national est en réunion. Le fameux « plafond de verre » dont on nous rabat les oreilles à la télévision doit exploser pour les présidentielles de 2017. Mais pour cela il faut effectuer quelques changements.

Déjà changer de nom : Front national ça sent les idées de papa, ça fait pas très propre. Alors on cherche, dans le cadre de la déification, un nom qui contienne Marine. C’est amusant d’autant plus que la présidente se prénomme Marion, Anne, Perrine. Marion ? Comme sa nièce ?

Mais il y a plus embêtant : visiblement la majorité des Français ne veut pas retourner au franc et préfère rester à l’euro. Comment effacer ce problème du programme du Fn, alors que dans le cadre du repliement frileux que prône le parti, il s’agit là d’un argument que l’on nous ressasse depuis des mois ? D’autant plus qu’une bande dessinée nous plonge dans une France sans euro avec les conséquences que cela risque d’entraîner.

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Nous sommes le 7 mai 2017 et Marine Le Pen vient d’être élue présidente de la République face à François Hollande. L’abstention a été record et les voix de la droite se sont dispersées dès le premier tour. La bande dessinée de François Durpaire et Farid Boudjellal nous raconte les premiers mois de la présidente de la constitution de son gouvernement jusqu’à… (Chut, c’est une surprise !).

C’est de la politique fiction, mais si bien documentée, que tout cela peut être plausible. Le ralliement de Gérard Longuet qui devient premier ministre, et celui de Nadine Morano ministre de la famille et de la natalité, pourraient être réel. La mise en place du programme du Fn est impressionnante : reprise en main des médias, mesures répressives contre les migrants, création d’une garde nationale de réservistes, intensification des mesures de surveillance, arrestation des rappeurs jugés extrémistes, application de la « priorité nationale », fichage ethnique, suppression du droit du sol et… La sortie de l’euro. Subitement c’est la crise, la vraie, la dure, implacable.

Le dessin est en noir et blanc pour donner probablement un aspect journalistique. Les dialogues un peu lourds et très (trop) explicatifs, et par moment un peu irréalistes. Mais n’oublions pas que François Durpaire est un historien.

Sur la couverture de « la Président » a été rajouté un sticker : « Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas… » Ca y est, on le sait, et cela peut franchement donner à réfléchir.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

A propos christiangallo

Rédacteur du Ficanas depuis 2005. © Le Ficanas est une marque déposée ®
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