Nice-Matin arrive à ne rien dire.

Communiqué du quotidien Nice-Matin : « Depuis quelques semaines, notre rédaction grassoise est l’objet d’attaques en règle émanant d’un blog de pseudo-information locale dont nous tairons le nom pour ne pas lui faire de publicité, manipulé par une opposition municipale dont nous tairons aussi le nom… pour les mêmes raisons. »

Si on ne dit rien, pourquoi le dire ?

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Ça coute combien la cagade ?

La photo a été prise ce matin 23 mai à la Colle sur Loup, à 3 jours des élections européennes. 22 panneaux, 34 emplacements et quelques rares affiches. Ça coute combien la cagade ?

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Ouf ! On va se débarrasser de l’Allianz riviera.

Candidat au rachat de l’OGC Nice, Jim Ratcliffe, le milliardaire anglais, souhaite également devenir propriétaire de l’Allianz Riviera. Une acquisition qui soulagerait la ville et renforcerait sa position.

C’est le journal L’Equipe qui l’annonce : « Jim Ratcliffe (66 ans), le milliardaire anglais considéré comme la première fortune du Royaume-Uni, partage sa vie entre l’Angleterre, la Suisse et Monaco, notamment pour bénéficier d’une fiscalité avantageuse. Avant de porter son intérêt sur l’OGC Nice, il s’était renseigné sur un possible rachat de l’AS Monaco, puis il y a renoncé pour une raison simple : le stade Louis-II, propriété de la Principauté, n’est pas à vendre et il n’aurait jamais pu l’acquérir. Or Ratcliffe veut être propriétaire du stade dans lequel son futur club évolue, afin d’être maître chez lui, de développer son business et de générer des revenus supplémentaires. Construit entre 2011 et 2013, en prévision de l’Euro 2016, financé par des fonds privés et publics, l’Allianz Riviera a coûté énormément d’argent aux collectivités locales et il risque d’être un puits sans fond pour la mairie de Nice. »

Ce sont les contribuables niçois et métropolitains qui vont devoir être heureux d’être délaissé de cette pression fiscale. 

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Macron-Le Pen : le troisième tour

En 2000, Jacques Chirac proposait un référendum pour que la Ve République passe du septennat au quinquennat. Peu de votants, mais une large majorité en faveur du quinquennat. Cela allait bouleverser totalement la politique française. En effet l’élection du président de la République serait alors liée à une élection législative qui aurait lieu quinze jours plus tard. Depuis tous les présidents ont obtenu une majorité au parlement, les électeurs ne se déjugeant pas. En conclusion le rôle du premier ministre se trouve amoindri et il n’y a plus d’élections intermédiaires décisives. Régionales, départementales, municipales ne mettent pas en jeu le rôle du président de la République.

Il n’en n’est pas de même avec les élections européennes, surtout celles de cette année. En effet elles sont nationales et se déroulent au scrutin proportionnel. On va donc avoir un résultat qui représentera l’exacte répartition politique des Français. Certains feront remarquer que la participation sera faible, mais il en était déjà ainsi lors des dernières élections présidentielles ; peu de votants va témoigner de l’intérêt et de l’implication des Français à la politique. Les derniers sondages sont significatifs : la gauche se désagrège à force de se diviser, la droite se divise aussi en deux, entre républicains et nationalistes ; il ne reste donc que l’extrême-droite et le centre droit du président. On renouvelle donc l’affrontement Macron-Le Pen du deuxième tour de la présidentielle, sans s’affronter en face à face. En effet l’échec cuisant de Marine Le Pen à la télévision a servi de leçon au FN-RN. Donc Emmanuel Macron envoie au combat Nathalie Loiseau et Marine Le Pen, Jordan Bardella. 

La République en marche et Nathalie Loiseau.

C’est qui ? On ne la connait pas la tête de liste. Ministre des affaires européennes, haut fonctionnaire au quai d’Orsay, ancienne directrice de l’ENA (mais elle n’est pas énarque), elle a suivi, Juppé, puis Macron, puis Edouard Philippe…C’est sa première confrontation au scrutin des électeurs, à 54 ans, et visiblement elle a du mal à se faire entendre. Faut dire que ce haut fonctionnaire, probablement idéal pour siéger au Parlement, n’est pas séduisante. Mais surtout elle démarre la campagne avec un oukase venu de ses adversaires : elle fut très proche de l’extrême-droite quand elle était étudiante. Et ce n’est pas terminé.

Pour un débat télévisé, Macron a décidé de la remplacer par un véritable politique dur à cuire et talentueux, son partenaire François Bayrou. Il va devoir faire face à un petit problème : Emmanuel Macron a fustigé le Rassemblement national (ex Front) cause des emplois fictifs qui condamnent le parti par la Commission européenne. Le problème est que le Modem de Bayrou a les mêmes problèmes. Mais si Macron a choisi Bayrou c’est qu’il est conscient que ce dernier peut faire face à Marine Le Pen alors que Loiseau ne le peut pas.

Car pour ce débat, Marine Le Pen remplace Jordan Bardella.

Le Rassemblement national (ex FN) et Jordan Bardella.

Lui non plus on ne le connait pas. A 23 ans il est conseiller régional d’Île-de-France et il s’est ramassé aux législatives et aux départementales. Mais il est beau gosse et séduit un public ; c’est d’ailleurs le choix de Marine. Il est vrai que souvent les candidats RN sont beaux gosses. Mais il a un message à faire admettre qui va à contrario des pensées profondes du Front national : on ne quitte plus l’Euro, ni l’Union européenne. Maintenant on supprime la Commission qui est remplacée par… Rien ! Mais attention on remet vite les frontières pour arrêter l’immigration, le grand leitmotiv de la droite extrême et de la droite. Le migrant c’est le communiste du XXe siècle !

Mais il y a un gros problème avec Bardella : il plait ! Et là on frise le crime de lèse-majesté chez les Le Pen. En effet il réfléchit le candidat et sait répondre aux questions sans sortir les phrases toutes faites de Marine. Cette dernière vient de tenir une conférence de presse à Milan dans le cadre de la réunion des mouvements d’extrême-droite européens, elle s’était amené son candidat. Elle était entourée de micros (lui un seul) et ne lui a jamais donné la parole. Il devait se contenter de hocher de la tête comme, il y a longtemps, les chiens des plages arrière des voitures.

Le troisième tour Macron-Le Pen est en place et les protagonistes se font représenter sans s’affronter directement. Le président ne le peut pas mais ne se gêne pas pour taper sur le nationalisme populaire, et la Le Pen a revu sa copie en profondeur pour essayer de former un groupe nationaliste et anti-européen au parlement européen. 

En réalité l’affrontement est purement national ; c’est le troisième tour de la campagne électorale présidentielle. Le soir du dimanche 26 mai, tous auront gagné, mais les chiffres des nationalistes traditionnels et celui des démocrates entreprenants vont déterminer la politique française pour quelques années. 

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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« Regards croisés » aux puces de Nice.

Aux puces de Nice, des panneaux ont été installés sur les façades extérieures pour recevoir des expositions éphémères. La dernière en date, « Regards croisés », dévoile le travail des artistes Stéphanie Chotia, Loic Deltour et Lionel Bouffier à travers deux séries de photographies complémentaires : « Errances Hypagogiques » de Moko Mad’moiselle – Stéphanie Chotia, et « L’Homme qui Passe » de Lionel Bouffier et Loïc Deltour.

Chacune des deux séries présente une figure solitaire s’exprimant dans un langage de corps sobre et cherchant sa place dans les réalités oniriques suggérées en partie. Les possibles, la destinée, le choix, l’errance, la vie résonnent en écho dans ces deux univers qui n’étaient pourtant pas destinés à se rencontrer. L’exposition sort du cadre habituel de la photographie accrochée en galerie. Ici, les œuvres sont visibles de tout un chacun passant dans la rue. L’exposition est maintenue jusqu’à ce que le temps fasse son œuvre.

« Errances Hypagogiques » de Moko Mad’moiselle

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Bernard Langenstein au château de Vogüé

Dans le jardin suspendu de château, on découvre les sculptures de ces balles rondes imaginées et crées par Bernard Langenstein, graffées par Adrien Roubens, artiste belge de street art. 

Elles sont posées là, empilées près des fermes, disposées le long des chemins, au fond des prés, à la lisière des bois, éparpillées, enchevêtrées, insolemment libres, mais étrangement intégrées dans le paysage. Ces balles d’ensilage, extraites du terroir même et façonnées par l’agriculteur, apparaissent comme de gros fruits surnaturels, mais elles peuvent être vues aussi comme d’incontestables faits plastiques, comme d’authentiques œuvres d’art, car elles possèdent naturellement la puissance de certaines œuvres contemporaines, architecturales ou sculpturales.

Ces apparitions éphémères autant qu’irréelles, ont une vraie présence, une véritable qualité esthétique et une étonnante dimension poétique. Elles semblent porteuses d’une vérité aussi intemporelle qu’énigmatique.

C’est tout cela, en même temps que ce mystérieux processus de réhumanisation des actes d’industrialisation agricole, qui fascine le photographe promeneur plasticien et poète, Bernard Langenstein. Et c’est ainsi qu’il nous donne à voir ces somptueuses et envoûtantes images. 

Pierre Souchaud. Artension. 

« Les agriculteurs-paysans sont des artistes plasticiens sans le savoir… » 

Bernard Langenstein est né à Bron dans le Rhône en 1952 ; après des études de commerce à l’IPC de Colmar, Bernard Langenstein s’intéresse très tôt à la photographie : « Je ne fais que ça dans ma vie, j’ai toujours rêvé d’exposer… j’ai fait des photos très jeune » . 

Influencé très tôt par l’image, il appartient à la troisième génération de photographes dans sa famille ; d’abord photographe professionnel dans un studio à Lyon, il expose pour la première fois dans cette même ville, chez Françoise Souchaud, en 2009, puis à la galerie Gilles Naudin à Paris, l’année suivante. 

Son admiration se porte vers des photographes tels qu’Elliott Erwitt, Sebastiao Salgado, Ansel Adams, des artistes plasticiens comme Anish Kapoor, Pierre Alechinsky ou l’architecte Tadao Ando, tous inspirent son univers artistique. Le travail sur le noir dans ses rapports avec la lumière rappelle la peinture de Pierre Soulages. 

L’objectif de Bernard Langenstein se promène le long des routes, à travers champs, pour capter ces balles de fourrage dont la fonction utilitaire est strictement nourricière… il s’agit de nourrir les vaches pendant une saison. « Il y a une histoire de sens qui me plaît » nous dit le photographe… 

« ET LA MATIERE INCONGRUE DANS L’ENVIRONNEMENT M’INTERESSAIT. » 

Pour lui, l’agriculteur est un « artiste plasticien sans le savoir ». Il se renouvelle chaque année à travers ces sculptures « éphémères et monumentales », dans les alignements ou installations qui transfigurent le paysage. 

Les balles d’ensilage se dressent à l’horizon, imposent au regard leur présence, disséminées ou ornementales… « On est face à un objet qui a un sens… », il s’inscrit dans une chaîne de signification : l’herbe, le lait, la nourriture… ; mais la fonction utilitaire ne contente pas le regard, ce que retient l’artiste, ce sont surtout ces variations de la lumière et du temps sur la surface lisse et brillante : reflets du paysage, prairie, arbres, ciel, nuages… Chaque instant apporte une lumière différente. Partition de couleurs. Parure de fête, hymne au soleil, la couleur ruisselle en de larges aplats comme un rideau de scène sur le monde. 

Miroir du paysage et de ses métamorphoses, Bernard Langenstein poétise le monde jusqu’à nous faire oublier la fonction première de l’objet ; miroir déformant, loin de la réalité, l’objectif nous invite à faire un pas de côté dans cet inconnu du regard : un voyage à travers des images nouvelles, fragiles et puissantes, mais capables de s’effacer à l’instant sous l’effet du soleil, d’un nuage, d’une autre lumière venue d’ailleurs… 

Les Ballerons graffés par l’artiste de Streetart Adrien Roubens investissent le jardin suspendu du château de Vogüé dans un écrin de verdure et de pierre. L’artiste prolonge le travail de Bernard Langenstein, déroule des signes et des motifs pour donner forme et sens à l’imaginaire de chacun. 

Le photographe Bernard Langenstein est représenté par la galerie Gilles Naudin à Paris. 

Il a été exposé par l’UMAM au château-musée Grimaldi de Cagnes-sur-Mer et à la galerie Vision Future à Nice.

Château de Vogüé – 2, impasse des marronniers – 07200 VOGUE

Jusqu’au 30 juin 2019

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Cannes fait le mur 2019

Cette exposition, en partenariat une nouvelle fois avec Paris Match, propose une série de clichés sur le thème « Stars en liberté ». Dix-huit portraits de stars seront ainsi exposés sur des bâches grand format sur des murs pignons d’immeubles et des bâches aériennes tout au long de la rue d’Antibes.

8 bâches sur les murs de la ville

  • Roger Moore et Sean Connery – Hôtel de ville (côté gare routière) ;
  • Tahar Rahim – Lycée Jules Ferry, 81 bd de la République ;
  • Gary Cooper – Hôtel Renoir, 7 rue Edith Cavell – voie rapide ;
  • Natalie Portman – Hôtel Cannes Riviera, 16 bd d’Alsace, vue depuis la voie rapide ;
  • Alfred Hitchcock – Espace Ranguin ;
  • Michelle Williams – Cinéma les Arcades, 77 rue Félix Faure ;
  • Dennis Hopper, Peter Fonda et Jack Nicholson – Entrée de ville à La Bocca, avenue Francis Tonner ;
  • Arnold Schwarzenegger – Gare SNCF de Cannes.

10 bâches aériennes rue d’Antibes

Grace Kelly, Kirk et Anne Douglas, Liv Tyler, Jeanne Moreau, Virginie Efira, Ryan Reynolds, Sophia Loren, Robert Pattinson, Brigitte Bardot, Blake Lively

Du 05 avr. 2019  au 31 août 2019.

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Daniel Rothbart

Daniel Rothbart, pour sa septième exposition personnelle à la Galerie Depardieu, expose ses derniers travaux sous le titre « Semiotic Street Situations ». Il s’agit de collages numériques.

En parallèle à l’exposition, présentation du livre de Daniel Rothbart « Seeing Naples: Reports from the Shadow of Vesuvius » le vendredi 10 mai à 15h à l’Auditorium Albert Camus, Bibliothèque Louis Nucéra (Intervenants : Christian Depardieu, galeriste, Richard Milazzo, Co-éduteur de Edgewise Press,Raphaêl Monticelli, écrivain et critique,Jacques Simonelli, critique littéraire et artistique et Sylvie Tafani de la  Fondation David Tafani) 

Né en 1966 à Stanford, Californie (États-Unis). Daniel Rothbart est un artiste et écrivain basé à Brooklyn (New-York), son travail se définit par l’exploration des relations entre la nature, l’identité et les métaphysiques de l’urbanisme post-moderne.

Il est diplômé de Rhode Island School of Design et de l’Université de Columbia.

Auteur de trois ouvrages : « Jewish Metaphysics as Generative Principle in American Art » (1994) qui traite des rapports entre la culture juive et l’abstraction après-guerre américaine.

« The Story of the Phoenix »(1999), qui examine l’identité culturelle américaine dont Hollywood en utilisant les transmutations de sens (signification) via son travail de photo-montage numérique et ses sculptures.

En 2015, Daniel Rothbart écrit un essai et quatre critiques sur le thème de l’eau, basé sur sa performance artistique, comme fil conducteur de PAJ III, publiés par MIT Press.

Le dernier, paru en 2018 chez Edgewise Press, «  Seeing Naples: Reports from the Shadow of Vesuvius » est un livre de voyage inspiré de ses expériences en tant que chercheur auprès du programme Fulbright, à Naples, au début des années 1990.

Exposition Daniel Rothbart du 9 mai au 1 juin 2019 – Vernissage jeudi 9 mai 2019 – Galerie Depardieu – 6 rue du docteur Jacques Guidoni – Nice

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Mayday Mayday Mayday

Dans l’exposition « MAYDAY MAYDAY MAYDAY » l’artiste Liselott Johnsson explore l’idée que la couleur et les motifs géométriques peuvent fonctionner comme un code ou un système linguistique en révélant la relation entre les spectateurs et les systèmes visuels géométriques omniprésents dans la vie quotidienne. 

Grâce à l’alphabet High Modernist Color Barcode que Liselott Johnsson a mis en place, on peut aisément décoder ses œuvres et découvrir leur signification. Le High Modernist Color Barcode est un code de substitution inspiré du vocabulaire visuel de la peinture hard-edge, un genre de peinture abstraite et géométrique dont les champs de couleur sont bien délimités ; du Code international des signaux maritimes, un code utilisé en mer par toutes les marines du monde ; ainsi que du High Capacity Color Barcode, un type de code-barres bidimensionnel développé par Microsoft. En outre, Liselott Johnsson s’inspire également du vocabulaire visuel des panneaux de signalisation, des objets de sécurité d’urgence et de la mode. 

Les œuvres de Liselott Johnsson permettent non seulement de donner une nouvelle vie au vocabulaire de la peinture abstraite et géométrique, mais aussi de montrer que les motifs géométriques répandus dans la vie quotidienne et dans la culture ont un sens qui varie en fonction du spectateur et du code utilisé, chaque personne ayant ses propres références. 

En jouant avec nos réactions et nos habitudes face aux nombreux codes existants, Liselott Johnsson aborde de façon ludique ces conditions immatérielles qui contribuent au développement de la société. Invitant une relation unique et inspirante entre l’installation et ses spectateurs, Liselott Johnsson attire l’attention sur ce que nous dit l’art et, par conséquent, ce qu’il nous apporte. 

L’installation MAD HOT FOX, une des œuvres exposées, est composée de douze peintures géométriques. Chaque tableau présente trois motifs, côte à côte, formant un mot ; la série de peintures crée alors un poème. En limitant la structure des mots à trois lettres, la phrase ressemble elle-même à un code secret. En conséquence, les spectateurs doutent du sens des peintures mais aussi du sens du texte. Cette condition d’ambiguïté est une invitation à dépasser ses habitudes de décodage et à dissoudre les idées préconçues, l’objectif étant la flexibilité et l’ouverture.

Moving Art – 24 Rue Paul Déroulède, 06000 Nice – Du 4 mai au 29 juin 2019 (Vernissage le samedi 4 mai de 15h30 à 20h30)

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Les hôtels vont-ils fermer par manque de… salariés ?

Selon Pôle emploi les perspectives d’embauche pour 2019 sont en hausse de 14,8%. Il y aurait donc 2,6 millions de postes à pourvoir cette année. D’ailleurs lors des manifestations sociales on n’a entendu que très rarement parler de chômage. Le problème est que les entreprises ont du mal à recruter pour des raisons diverses. 67% des cas de refus sont dus au manque de compétence des candidats ; ingénieur, développeur informatique, web designer sont devenus des perles rares dans les candidatures. De même il devient difficile de trouver des chaudronniers, des forgerons, des charpentiers, des carrossiers et des mécaniciens. 

Mais ce sont les métiers de service qui sont les plus difficile à pourvoir : hôtellerie, services à la personne et également le bâtiment. Ce sont des professions astreignantes et mal aimées par les candidats. On n’arrête pas de créer des emplois dans le cadre des aides à domicile, surtout en milieu rural. On a du mal à remplacer les départs à la retraite car ces fonctions sont mal rémunérées. Pour faire face au maintien à domicile des personnes âgées, au développement de la médecine ambulatoire, à l’accompagnement de la dépendance, il va falloir créer, par an, 35.000 emplois d’infirmiers, aides-soignants et aides à domicile. 

C’est dans l’hôtellerie et la restauration que le problème est le plus grave. Dans certaines régions les établissements sont fermés en semaine et n’ouvre que le week-end, des restaurateurs diminuent le nombre de couverts et d’autres n’ouvrent même plus leurs terrasses. La télévision a développé le nombre de cuisiniers et il n’en manque pas, le problème ce sont les serveurs ; il y en a de moins en moins. Ce ne sont pas les palaces du bord de mer qui souffrent de cette situation mais les petits hôtels des villages et du milieu rural. Petit à petit ils ferment et deviennent invendables car ils ne développent plus de chiffre d’affaires conséquent. En outre les difficultés liées à l’immigration ne permettent que très difficilement l’embauche de personnel étranger.

Trois régions font face à ce manque de salariés : Ile-de France, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Va-t-on voir la mine touristique péricliter dans le pays le plus touristique de la planète ?

Selon Pôle emploi les besoins en 2019 sont les suivants : 997.000 dans le service aux particuliers, 700.000 dans le service aux entreprises et 323.000 dans le commerce.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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