Saint Paul, La Colle et Cagnes vont avoir leur Totor !

Le rond point situé à côté du supermarché Leclerc est à l’angle de trois communes : Saint-Paul-de-Vence, La-Colle-sur-Loup et Cagnes-sur-Mer. Il est en réalité sur le territoire de cette dernière, c’est à dire de la métropole niçoise. Pour l’instant il est broussailleux, mais cela ne devrait pas durer : en effet des indiscrétions nous apprennent qu’on va installer une sculpture au carrefour de ces trois communes à vocation artistique.

Ce devrait être Totor ! Il s’agit de la reproduction d’un chien Jack Russel géant qui a inspiré Stéphane Bolongaro et qui ressemblerait au chien de sa mère. On verrait volontiers une telle œuvre dans la cour de récréation d’une école maternelle, mais peut-être moins pour symboliser l’art contemporain. Il en existe déjà une à Nice, à Cimiez, place du Commandant Gérôme qui fait grincer des dents les habitants du quartier, mais le président de la métropole, Christian Estrosi, a déclaré « Stéphane est, pour moi, un grand artiste, quelqu’un de chez nous qui, avec son art, a inventé un personnage du XXIe siècle avec une part de désinvolture, une part d’humanité qui donne de l’optimisme et de l’espoir… » Du coup on en a installé un également à Miami. 

Il faut dire que l’on a déjà vu « Totor le chien patienteur » (c’est le nom de l’œuvre) sur la promenade du Paillon à Nice, au musée de l’Automobile de Monaco, inauguré par le prince Albert et mis aux enchères au profit des victimes de l’attentat de Nice pour 3.000 €. Totor, c’est une immense opération de marketing : il suffit d’aller sur le site de son créateur pour voir une couverture de la presse people impressionnante. 

Va-t-il symboliser l’art contemporain ? Les artistes locaux et les galeristes vont-ils devoir se mettre au niveau de cette création ?

Christian Gallo – © le Ficanas ® – Photo : Nice-Matin

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Les désillusions du Macronisme.

Emmanuel Macron est élu avec un programme que peu de gens ont lu ou écouté. Depuis qu’il est président de la République, il s’applique à le mettre œuvre et, petit à petit, les Français découvrent que cela ne leur convient pas. La transition écologique était prévue, et elle l’était dans tous les programmes des autres candidats !

Maintenant tout se paye et personne ne veut payer. François Fillon prônait une forte augmentation de la TVA, Macron celle de la CSG. Assurer la protection sociale a un coût et la France est l’une des nations qui l’assure le mieux. Mais le montant des prélèvements fiscaux est important de ce fait, qu’il soit direct ou indirect. 40% des citoyens payent l’impôt sur le revenu, donc seules les taxes peuvent compenser l’argent nécessaire pour faire fonctionner le pays et garantir des avantages comme la Sécurité Sociale. 

Mais psychologiquement deux éléments entrent en jeu. Tout d’abord la disparité des revenus ; comment faire avaler à un Français qui gagne la moitié du SMIC que Mbappé, Cavani, Neymar ont des salaires situés entre 1,5 et 3 millions d’euros par mois ? Dans certaines entreprises ce n’est pas mieux : chez Carrefour on fait partir au mois de juin dernier Georges Plassat avec une indemnité de 4 millions d’euros. Mais pour cet échec il avait gagné 13,17 millions annuels…

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Le deuxième problème c’est le bashing. Nicolas Sarkozy en a été victime assez rapidement, François Hollande pendant la quasi totalité de son mandat. Emmanuel Macron y est plongé maintenant. Cette détestation organisée, en général attisée par les partis d’opposition quelqu’ils soient, a pour but de dévaloriser le président en vue des prochaines élections. Le quinquennat a accéléré le mouvement, et dès sa prise de fonction le président élu doit préparer sa succession au lieu de gouverner tranquillement. 

Les Français rendent les politiques responsables de tout et le président de la République en particulier ; c’est le système qui est comme cela puisque la constitution lui donne beaucoup de pouvoir et de ce fait la responsabilité des résultats. Désabusés, les citoyens soit ne se manifestent plus (on a vu la faible participation aux présidentielles), soit foncent vers les extrêmes comme en Italie. Ne croyant plus dans la valeur des élus, ils descendent dans la rue ; logique. Non dirigés, les syndicats étant de moins en moins représentatifs, les politiques rejetés, ils émettent un message trouble où seules quelques bribes apparaissent. Pour les gilets jaunes il y a surtout l’augmentation du prix du gaz oil à la pompe et de la baisse du pouvoir d’achat.

L’augmentation du prix du gaz oil vient du gouvernement précédent. Emmanuel Macron l’avait maintenu. Quand on dit aux Français que le gaz oil pollue, ils sont d’accord, et pensent qu’il faut le supprimer également. Mais quand ils doivent payer pour cela ils ne veulent pas. Ils veulent un niveau social élevé mais refusent l’augmentation des taxes pour le financer. Maintenant ce sont leurs élus les plus proches qui en abusent : ce n’est pas l’Etat national qui augmente les impôts, ce sont les roitelets locaux qu’ils ont élus qui les augmentent, voire les créent. 

Aux Etats-Unis, Donald Trump a rejeté la transition écologique au profit de l’emploi. C’est un acte électoral pour se maintenir au pouvoir. En France c’est le contraire. Maintenant cette transition écologique est-elle suffisante au niveau d’un pays où n’est-ce en fait qu’une mesure économique de relance ? En outre ce qui pourrait être appliqué au niveau d’un continent pourquoi ne l’est-il pas ? Ah, les sauts de cabris du général sont bien de circonstance !

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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La métropole niçoise et l’environnement ! Surprenant.

Le quotidien local nous a résumé les grandes décisions de la métropole de Nice concernant ses projets pour l’environnement. Il en a sélectionné cinq.

  • Une plate-forme sur le web pour que les citoyens fassent des propositions afin d’enrichir le plan climat air-énergie. Bonne idée de faire participer les gens, mais est-ce parce qu’il n’y a rien d’autre ?
  • L’augmentation des points de collecte de verre, de papier, d’emballages et de cartons. On aurait pu croire que cela avait déjà été effectué, mai non puisque l’objectif est de recycler 75% des déchets.
  • Réduire la pollution lumineuse en éteignant les lampadaires.
  • Un forfait de 2.000 euros aux particuliers qui vont acheter une véhicule 100% électrique. Mais cette prime d’un montant de 2.500 euros existe déjà. La métropole va-t-elle ajouter 2.000 euros à la prime de l’Etat ?
  • Des écrans bas acoustique pour absorber une partie du bruit. Ils seront installés sur le boulevard de Cessole, le long du jardin d’enfants et de la maison de l’environnement. Et c’est tout ? Pas ailleurs ?

Nice-Matin nous apprend : « Sous l’impulsion de Christian Estrosi, la Métropole Nice-Côte d’Azur est une des premières en France à répondre à l’appel de Jean Jouzel, climatologue et Prix Nobel de la Paix pour ses travaux à la tête du Groupement intergouvernemental d’experts du climat, et de Pierre Larrouturou, économiste et ingénieur agronome. »

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On s’attendait à autre chose !

Est-ce un effet d’annonce une fois de plus ? Quitte à parler environnement on pensait plus à un arrêt de la bétonisation du territoire. La transformation des terrains agricoles de la plaine du Var, les constructions sur les moindres bouts de terrain auraient été plus significatifs que les mesures envisagées qui, si elle sont interessantes, semblent ridicules par rapport aux nécessités.

A Nice il y a 17,6 habitants pour un arbre ; on est loin des 2 habitants par arbre de Rennes ou des 3,5 de Strasbourg. Malgré l’absence d’industrie, Nice est la septième ville la plus polluée de France ; cela est du au trafic routier intense et au manque de vent (à part celui venant de la mer). Mais l’autoroute qui longe la bande littorale de la métropole puis contourne la ville aggrave cette pollution avec sa noria de camions. Qui envisage encore de les transporter par ferroutage comme en Suisse ?

La création et l’augmentation en taille des centres commerciaux en périphérie urbaine ne fait qu’aggraver la situation en augmentant le trafic des véhicules des consommateurs et surtout celui des camions de livraison. Le déplacement du marché-gare au nord de la plaine du Var va encore aggraver la pollution. 

Toutes les grandes villes de France annoncent la création de zones de maraîchage en périphérie ; à Nice on les détruit pour les remplacer par une zone verte du double de la promenade du Paillon (30 hectares) entre le stade Charles Hermann et le stade Allianz. Du gazon nécessitant de l’arrosage, du pompage dans la nappe phréatique, bien abimée par les méga constructions de la vallée.

Dioxyde d’azote, ozone, particules fines sont le quotidien des habitants de Nice et d’une partie de la métropole. Il semble que les décisions prises à grand renfort de communication ne vont pas remédier à cet état de fait.

Christian Gallo – © Le Ficanas ® – Photo Jean-François Ottonello

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Dabadabada, dabadabada…

En 1965 Francis Lai rencontre Claude Lelouch. La partition de « Un homme et une femme » avec ses dabadabada, dabadabada, chantée par Nicole Croisille et Pierre Barouh, va faire le tour du monde. Le film obtiendra une Palme d’or, un Golden globe et deux Oscar. La musique a été composée avant le tournage du film par ce petit niçois, Francis Lai, fils d’horticulteurs italiens. Lai participera à trente films avec Lelouch et composera plus de cent musiques de films. Il est avant tout un mélodiste de talent au point de recevoir un Oscar pour une composition originale. Certaines de ses musiques sont tellement romantiques (comme dans Love Story avec Ali McGraw et Ryan O’Neal) que les spectateurs sortaient en larmes des salles de cinéma. 

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Il refusera une carrière à Hollywood, mais sa célébrité deviendra mondiale. Henri Verneuil disait : « A mes yeux, Francis Lai est l’aristocrate de la mélodie. Longtemps après avoir oublié l’histoire, on se souvient encore de sa musique, ce qui est terriblement agaçant pour un metteur en scène ! »

L’ homme était plaisant. Je me souviens d’un 4 juillet inoubliable. Peyrat avait démoli la place Garibaldi pour faire passer son tramway et il était impossible de fêter l’anniversaire de la naissance du héros niçois. Estrosi, à l’époque, ne s’intéressait pas à Garibaldi, lui préférant Napoléon III. Comment fêter cela avant le bicentenaire de sa naissance ? J’étais à l’époque le vice-président du comité des fêtes du bicentenaire de Garibaldi et, avec le président Mangiapan, nous avions décidé d’aller à Paris avec les groupes folkloriques niçois pour chanter Nissa la bella, devant la statue de Garibaldi, dans un square qui longe le grand boulevard qui porte son nom, et où elle est implantée. Outre le maire de l’arrondissement on vit des Niçois de Paris venir se recueillir, et en particulier l’un d’entre eux, Francis Lai. Il prouvait là son attachement sincère et profond à sa ville natale. Une rue mériterait de porter son nom aujourd’hui.

En attendant, ses rengaines continueront à nous flotter dans la tête et Verneuil avait raison ; on a peut-être tout oublié des amours d’Anouk Aimée et de Jean-Louis Trintignant, mais le dabadabada est toujours là, au fond de nos souvenirs.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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Nice : Estrosi et la liberté de la presse.

Si aux Etats-Unis Donald Trump empêche le journaliste Jim Acosta de CNN de venir à la Maison Blanche en lui retirant son accréditation, à Nice les journalistes reçoivent un communiqué bien menaçant de la part de la mairie :

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Leur présence est obligatoire à la cérémonie de commémoration de l’armistice de 1918 dimanche prochain. Le communiqué ne précise pas quelles sanctions seront appliquées aux journalistes absents : exclusion de la salle du conseil municipal, retrait des badges, non-réception des communiqués de presse ? Toute la profession est en émoi.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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De Léger à Couturier ou l’évolution du monde.

Très souvent les musées associent deux ou trois artistes afin d’attirer un public nombreux lors des expositions. Parfois même les artistes concernés se jalousaient de leur vivant… Quand naît Stéphane Couturier en 1957, Fernand Léger est décédé depuis deux ans. L’un est photographe et l’autre peintre, mais rarement le lien esthétique et graphique est aussi vivant entre les deux artistes. La principale différence est dans le fait que Léger peuple parfois ses toiles avec des personnages tandis que les photos de Couturier sont inhabitées.

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A la base Stéphane Couturier choisit « Le grand remorqueur » de Léger de 1923 et réalise des prises de vues à Sète. Mais l’exposition présente d’autres œuvres inspirées de la mécanisation comme les anciens ateliers Renault. 

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Version 2Car il y a une différence fondamentale entre les deux artistes : Léger exprime sa foi dans le progrès et la reconstruction (nous sommes dans l’après-guerre) tandis que Couturier photographie la disparition de la société industrielle. Il va même au travers du monde photographier les villes, les murs, les bâtiments qui se détruisent. 

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Dans cette exposition au musée Fernand Léger on peut également apprécier des œuvres de 2004, des montages de plusieurs photographies numériques ; l’artiste intitule ces séries « Melting Point ». Il dit « Ce qui m’intéresse, c’est de produire une image ambiguë, une image au croisement de différentes lectures documentaires, plastiques, urbanistiques ou sociologiques. » Ce rapprochement bienvenu entre ces deux artistes est en place jusqu’au mois de Mars 2019 au Musée Fernand Léger de Biot.

Christian Gallo – © Le Ficanas ® – Photos : Christian Gallo

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Le verre dans tous ses éclats.

Chaque année, depuis 1989, la Galerie Internationale du Verre organise des Verriales qui regroupent des artistes autour d’une thématique. Celle de de cette année est intitulée « Universel ». Elle réunit des grands noms et des jeunes artistes internationaux dans un lieu magique et transparent situé en face de la Verrerie de Biot. Chaque œuvre est à la fois un exploit technique et une expression artistique contemporaine.

Le site de la galerie présente les quinze dernières expositions, les artistes et leurs œuvres, et également celle de cette année visible jusqu’à la fin décembre. Voici quelques photos qui devraient vous donner envie d’y aller.

Pour en savoir plus : https://www.galerieduverre.com

Christian Gallo – © Le Ficanas ® – Photos : Christian Gallo.

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Le temps – Marc FRAISON

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From past memory IX – Sally FAWKES & Richard JACKSON

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Esprit de la pierre – Vladimir ZBYNOVSKY

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Touches of the worlds – Bohumil ELIAS JR

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Hear no – Speak no – See no Leah – WINGFIELD & Steve CLEMENTS

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Minotaure – Marc FRAISON

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All things being equal – Sally FAWKES & Richard JACKSON

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Capteur – Vladimir ZBYNOVSKY

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Silhouettes  – Jaroslav MATOUS

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Automne – Raymond MARTINEZ

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Distant Galaxies – Jaroslav MATOUS

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Ball space – Ann WOLFF

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Matei NEGREANU

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Merlin (détail) – Marc FRAISON

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Clear lumina echo – Tom PATTI

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Nice : on empêche les voitures de venir en ville.

Avec le construction du tramway de grand luxe (1 milliard quand même !) on va supprimer les lignes de bus qui font doublon. 800 trajets quotidiens vont disparaître, car comme l’affirme le premier adjoint, Philippe Pradal, « On ne va pas les faire rouler en même temps sur les mêmes parcours ». C’est logique.

Ce sera le cas des rues Joffre, Pastorelli, hôtel des Postes, Liberté et Buffa où les couloirs de bus vont être remplacés par des pistes cyclables. Effectivement la ville est très en retard par rapport aux autres villes françaises et on installe un service « vélo bleu » pour un budget annuel de 500.000 €. Il faut avouer qu’un service de vélo est réalisable dans le plat de la commune, car seuls les sportifs vont grimper Cimiez ou le Mont Boron…

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Square Joffre – Ville de Nice

Mais nombreux sont ceux qui se demandent s’il ne faudrait pas remplacer ces couloirs de bus par des places de parking. Ils sont hors de prix dans le centre de Nice et ce coût éloigne les clients potentiels des commerces locaux, les rues en question étant particulièrement marchandes. Nombreux sont les niçois qui se plaignent de la désertification de la ville ; en effet l’impossibilité du stationnement entraîne le départ d’une clientèle extérieure à la ville. Il est vrai qu’en échange la commune facilite la construction de centres commerciaux dans les banlieues avec des parkings gratuits pour détourner l’activité commerciale urbaine. Cette désertification entraîne également un sentiment d’insécurité.

Tram plus vélo en échange d’automobile, voila le destin du centre de Nice.

Christian Gallo – © Le FIcanas ®

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Offrez-vous un yacht invisible !

 

Invisible ? Effectivement il se fond sur l’eau et le ciel, et disparaît. Entièrement recouvert de verre fabriqué en Allemagne, il reflète l’image de la mer. Dès que l’on s’éloignera à 50 mètres du navire il n’apparaîtra plus. Lorsque l’on sera à bord on aura l’impression de flotter dans les airs.

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Ce sont les sociétés Fincantieri en Italie et Van Geest en Hollande qui étudient depuis un an ce somptueux yacht ; ils prévoient encore trois années pour le construire. Le yacht comprendra six ponts, un héliport, un spa, un cinéma en plein air et un théâtre. Ses 4.200 tonnes pourront accueillir 43 personnes : 14 invités et 29 membres d’équipage (il faut cela pour un service de qualité à bord). Sa vitesse sera de 19 nœuds. 

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Détail : vous allez pouvoir vous l’offrir pour 230 millions d’euros environ (après on se demande pourquoi autant de gens jouent au loto)… Au fait, le navire se nomme «Mirage» !

Christian Gallo – © Le Ficanas ® – Info : https://www.designboom.com. 

Et maintenant, rêvez !

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Quelle époque ! Les stades ne suffisent plus, maintenant les équipes s’affrontent en direct à la télévision. L’équipe Johnny avait, elle, préparé le terrain : enterrement grand format, guerre familiale, depuis la mort de l’interprète les attachés de presse avaient alimenté quasi quotidiennement les médias. Mélenchon, non. Manifestations ratées, écoute moyenne, il se plantait le mec. Comment faire face à un Johnny mort, mais triomphant ? Mourir à son tour ? Il n’aurait même pas eu droit aux Invalides comme Aznavour… Mais Mélenchon est accro à la technologie de la communication; n’avait-il pas multiplié ses messages en apparaissant en hologramme sur des scènes de théâtre ? Alors là, sa perquisition en direct via son téléphone, ses phrases vindicatives pour devenir un martyr de la République, c’était drôle, mais c’était beau. D’autant plus qu’avec ses copains, ceints de l’écharpe tricolore, il vitupérait dans la rue. Histoire d’en rajouter il enfonçait les portes de sa permanence et bousculait un procureur. 

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On pensait qu’un tel geste le mettrait en garde à vue, il n’en n’était rien car on le retrouvait à l’Assemblée nationale accusant le ministre de l’intérieur qui venait d’être nommé quelques minutes auparavant. Du grand Mélenchon applaudi par Marine Le Pen…

Tout allait-il se calmer pour laisser la place au divin Johnny ? Subitement Mélenchon eut peur : alors il s’attaqua à une journaliste de Toulouse, Véronique Gaurel, qui venait de lui poser une question très sérieuse. « Vous dites n’importe quoi. Est-ce que quelqu’un peut me poser une question en français et à peu près compréhensible ? Parce que votre niveau me dépasse ». Comment un accent issu de la langue d’oc, comme le Provençal à Marseille ! Pourtant il est bien élu à Marseille !

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Mélenchon a-t-il gagné ? Oui pour deux jours, mais le jeudi soir à minuit l’équipe à Johnny a repris le dessus : sur LCI ou Cnews (c’est pareil), grande soirée sortie du disque en attendant minuit. Invités ceux qui ont écrit les paroles et composés les musiques pour dire que le résultat est bien. Minuit arrive, la FNAC est encore ouverte, le disque est disque de platine dès le départ (100.000 exemplaires commandés) et à la gare Montparnasse on a installé des écouteurs pour que l’on puisse entendre la voix venue de l’au-delà qui a trouvé une patrie « l’amuuurrr ».

Qui a gagné ? Mélenchon c’est certain sur l’audimat car cela a le mérite d’être très drôle, mais sur la distance c’est Johnny car on prévoit de vendre 800.000 disques ! Il faut bien nourrir son épouse et Warner…

Enfin au niveau manipulation des masses c’est gagné. Pavlovien, je vous dit pavlovien !

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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