Maeght : les plus beaux souvenirs du monde.

Inaugurée en 1964 la fondation Maeght à Saint-Paul de Vence est la plus ancienne de France. Il y a la volonté de Aimé et Marguerite Maeght, ses fondateurs, et surtout la présence de Braque, Miró, Giacometti… Aujourd’hui la fondation ce sont 10.000 œuvres dont des centaines sont des donations de la société des Amis de la Fondation mais également de collectionneurs.

En ce moment, et jusqu’au 16 juin prochain, ce sont 125 œuvres de 80 artistes qui sont exposées sur les cimaises, choisies par Henri-François Debailleux. Les plus grands du XXème siècle sont présents : Braque, Calder, Chagall, Chillida, Léger et bien sûr Miró, mais il y a du plus contemporain grâce aux donations. Remarquables les dons de Bernard Massini, plus de onze toiles, dont Tatha, Pahlavi, Corpet… Ces dons et ceux des artistes comme Garouste, Cane, Calzolari font de la fondation Maeght un lieu vivant et une collection exceptionnelle, non thématique, ouverte à toutes les impressions et toutes les initiatives. Quand on ajoute à cela un cadre architectural et naturel magique enfoui au milieux des pins avec la mer en fond de décor, on ne peut qu’y passer un moment enrichissant et plein de quiétude et d’émotions.

Soit vous êtes un habitué des lieux retrouvez-y vos plus beaux souvenirs, si vous n’y êtes jamais allé, c’est le moment ou jamais.

Christian Gallo – © le Ficanas ® – Photo : Christian Gallo.

Ra’anan LEVY

Sont exposés : Jean-Michel ALBEROLA, Pierre ALECHINSKY, Pat ANDREA, ARMAN, Eduardo ARROYO, Francis BACON (atelier), BALTHUS, Miguel BARCELÓ, Ronan BARROT, Jean BAZAINE, Anna-Eva BERGMAN, Georges BRAQUE, Alexander CALDER, Pier Paolo CALZOLARI, Louis CANE, Denis CASTELLAS, Marc CHAGALL, Eduardo CHILLIDA, CHRISTO, Daniel CLARKE, Vincent CORPET, Henri CUECO, Nicolas DE STAËL, Marco DEL RE, Pierre DMITRIENKO, Eugène DODEIGNE, Burhan DOGANÇAY, Alain DOMINGO, Max ERNST, ERRÓ, Sylvie FAJFROWSKA, Alekos FASSIANOS, Pierre FAUCHER, Julie FAURE-BRAC, François FIEDLER, Jean-Michel FOLON, Lars FREDRIKSON, Gérard FROMANGER, Wolfgang GÄFGEN, Gérard GAROUSTE, Gérard GASIOROWSKI, Alberto GIACOMETTI, Simone GORI, Juan GRIS, Hans HARTUNG, Jörg IMMENDORFF, Ellsworth KELLY, Joël KERMARREC, Ladislas KIJNO, Peter KLASEN, Jean LE GAC, LEE Bae, Fernand LÉGER, Ra’anan LEVY, Anne MADDEN, Brice MARDEN, Henri MATISSE, Jean-Michel MEURICE, Henri MICHAUX, Joan MIRÓ, Bernard MONINOT, Jacques MONORY, OH Sufan, Denis OPPENHEIM, Axel PAHLAVI, Pablo PALAZUELO, Gina PANE, Stéphane PENCRÉAC’H, Philippe PERRIN, Ernest PIGNON-ERNEST, Paul REBEYROLLE, Antonio RECALCATI, Assan SMATI, Pierre SOULAGES, Peter STÄMPFLI, Saül STEINBERG, SUI Jianguo, Sam SZAFRAN, Pierre TAL-COAT, Antoni TÀPIES, Djamel TATAH, Hervé TÉLÉMAQUE, Anne TRÉAL-BRESSON, Raoul UBAC, Claude VIALLAT, Jan VOSS.

Jean DUBUFFET
Vincent Corpet
Joan MIRÓ
Pierre SOULAGES
Fernand LEGER


Renant BARROT
Georges BRAQUE
Ellsworth Kelly
Miguel BARCELÓ
Djamel TATAH
Simone GORI
SUI Jianguo
Daniel CLARKE
Anna-Eva BERGMAN
Antoni TÀPIES
LEE Bae
Assan SMATI


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Vence : les Nuits du Sud s’enfoncent dans la nuit !

S’il est une manifestation qui attire beaucoup de monde dans un cadre bien sympathique, ce sont les Nuits du Sud sur la place du Grand-Jardin à Vence. 21 éditions qui ont rencontré un grand succès populaire grâce à une programmation exceptionnelle.

Patatras, la mairie a décidé de les déménager pour transformer cette place dite du « Grand Jardin » où effectivement il n’y a pas de jardin. Il s’agit d’une esplanade sablée qui permet tout au long de l’année d’organiser des manifestations à l’entrée de la vieille ville. Donc la maire de Vence, Catherine Le Lan, propose de transformer la place en jardin et confie ce projet au célèbre paysagiste Jean Mus (celui qui a réalisé les jardins du Polygone Riviera entre autre). Effectivement un festival c’est bruyant, mais moins que la grand prix de Monaco, et cela peut satisfaire son électorat voisin. Mais les restaurateurs qui entourent la place, et qui réalisent un beau chiffre d’affaire les soirs de représentations, ne sont pas du même avis, loin de là. La mairie propose de déplacer la manifestation sur la parking Marie-Antoinette, à quelques pas de là, nettement plus petit et surtout sans aucun charme car entouré de dos d’immeubles. La maire affirme que ce parking est en fait d’une surface triple que la place du Grand Jardin.

Ce sera donc six têtes d’affiches et une première partie qui auraient lieu au parking Marie-Antoinette fin juillet. La réunion du conseil municipal vient d’entériner cette décision à l’issue d’un vote serré : 17 voix pour et 14 contre. Bizarrement l’ancien maire de Vence, Loïc Dombreval, devenu conseiller municipal pour avoir été élu député LREM, était absent car à l’Assemblée nationale. Mais il précise « J’ai pris soin de donner procuration afin de voter contre la délibération relative aux travaux d’embellissement prévus sur la place du Grand-Jardin. » Plus étonnant Jean Mus qui a remporté le marché, était présent à cette séance du conseil municipal et avait déclaré « Si un jardin doit être fait dans la douleur, il va mal naître »

L’absence de Loïc Dombreval est significative car Catherine Le Lan lui doit son poste de maire. Dombreval a été un maire aimé de ses concitoyens et avait battu brillamment le Front National aux législatives. En 2014, pour les municipales il avait éliminé, avec une liste réunissant des divers droite et des centristes, le maire sortant Régis Lebigre (UMP) Anne Sattonnet (UDI) au premier tour et Jean-Pierre Daugreilh (FN). Dombreval enfonce le clou et déclare « Je crains, même si bien évidemment je ne le souhaite pas, que le succès du festival des Nuits du Sud sur le parking Marie-Antoinette ne soit pas au rendez-vous. Les coûts fixes du festival resteront élevés, pour un nombre de spectateurs, et donc un nombre de billets vendus, plus faible, en raison de la modeste superficie disponible pour le public. » Il redoute même une baisse des subventions des collectivités pour cette manifestation. Il demande à Madame Le Lan de revenir sur cette décision.

Cette manifestation, l’une des plus brillantes de la métropole Nice-Côte d’Azur, risque de perdre son charme et surtout de disparaître. Pourquoi?

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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Et un nouvel emploi pour Estrosi, un !

Ça manquait ! On n’entendait pas parler d’un office du tourisme de la métropole Nice-Côte d’Azur; il n’y avait que des offices de tourisme dans chaque commune. Mais mis à part l’Etat civil, les communes ne doivent rien faire et obéir aux ordres de la métropole.

Non seulement il y a un office de tourisme métropolitain, mais ce dernier a un nouveau directeur : Christian Estrosi. « Ce transfert de compétences constitue une opportunité de renforcer l’attractivité de la métropole et de valoriser la diversité des atouts d’une destination forte : un patrimoine culturel et naturel, le littoral, la montagne et un environnement favorable au tourisme d’affaires » On est rassuré, on n’avait jamais trouvé le patrimoine de la région : il a fallu que les communes se réunissent pour que le nouveau directeur s’en rende compte…

« C’est dans cette perspective que j’annoncerai début 2019 la création d’une marque territoriale et d’une agence d’attractivité qui visent à renforcer l’unité du territoire et à fixer un cap à tenir pour renforcer notre rayonnement et notre attrait. » Et oui il faut recruter des personnels, installer des locaux et demander à une agence de communication de trouver la marque « Nice-Côte d’Azur » et d’en réaliser le logo. Heureusement que les contribuables vont payer tout ça.

Et puis on est rassuré : si demain Estrosi se fait battre aux élections, il lui restera un travail en tant que directeur d’un office de tourisme. Donc le maire de Nice, président de la métropole Nice-Côte-d’Azur, président délégué de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est sauvé.

Christian Gallo – © le Ficanas ® – Photo : Presse Agence.

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«On ne peut pas gouverner contre le peuple.»

La phrase vient d’être dite par François Bayrou, le partenaire de la majorité présidentielle. Il ajoute « Les charges, les taxes qu’on indique, est-ce qu’elles sont à la mesure, ou en tout cas supportables par ceux à qui on les inflige ? ». Lorsqu’une action populaire est approuvée par près de 80% des citoyens, aucune force politique, qu’elle soit de droite, de gauche, du centre ou des extrêmes ne peut la récupérer. Même les syndicats sont désavoués ou tout au moins ignorés. 

La force des gilets jaunes réside au niveau de l’action par sa présence, dans sa communication dans le monde numérique et sa présence physique dans les ronds-points. Le mouvement n’arrive pas à nommer le moindre représentant pour entamer une discussion avec le gouvernement et lorsqu’il y en a, ils abandonnent la place en quittant l’hôtel de Matignon car désavoués par les membres du mouvement. Pour une fois la revendication n’est pas parisienne, même si les défilés se déroulent à Paris ; elle vient de la province, des campagnes, de la France profonde.

Les revendications sont surprenantes : moins d’impôts mais plus de services publics, moins d’élus mais plus de représentation du peuple, moins de taxes sur les carburants mais plus d’écologie. Lors des dernières élections l’abstention a atteint des sommets et ceux qui se sont abstenus ne savent plus quoi demander ; donc un seul choix, la disparition d’Emmanuel Macron. Mais qui va le remplacer ? Personne, puisque l’on ne croit plus dans les politiques. 

Le XXème siècle a été l’échec du socialisme et du communisme. Le XXIème est celui du libéralisme libertaire : avec la croyance sur une gestion du marché qui produirait de meilleurs résultats que la gouvernance, l’intervention publique montre ses faiblesses. De croire que la destruction des frontières et des réglementations (en particulier sociales) est une idéologie oligarchique qui produit des résultats catastrophiques pour le plus grand nombre. La désindustrialisation et les délocalisations en Europe ont installé un chômage de masse et favorisé l’immigration. Les Européens s’acharnent à aligner les rémunérations et les conditions de travail sur celles des populations les plus pauvres. L’agriculture disparait alors qu’elle dépend des conditions vitales d’une population. Seuls les citoyens qui ont pu acquérir en leur temps des biens privatisés par les Etats font des bénéfices : l’exemple le plus frappant est celui des autoroutes en France. 

Lors de la crise de 2007, les Etats ont, avant tout, sauvé le système bancaire et les pays occidentaux ont laissé les services publics se détériorer. Ce sont alors les plus pauvres et la classe moyenne qui voient leurs revenus s’éroder régulièrement. Parallèlement les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Les revenus de certains capitaines d’industrie et de certains footballeurs ne font qu’accroitre ce sentiment de pauvreté et d’écart des revenus. Comment demander à un citoyen, qui ne perçoit que la moitié du SMIC, d’admirer un millionaire qui tape dans un ballon ? 

Paradoxalement tout continue à fonctionner normalement, on n’est pas dans un état révolutionnaire mais psychologiquement rien ne va plus. Le gouvernement attend : les fêtes de Noël approchent et le besoin de cadeaux, de nourriture, de commémoration peut calmer l’agitation. Mais en janvier le prix de l’électricité augmente, les taxes sur les carburants également. Il fera froid et il y aura des SDF. Le nombre de pauvres qui souffrent risque de s’accroître. Quelles solutions va trouver le gouvernement ? 

Jason Herbert, représentant les gilets jaunes quitte la réunion avec Edouard Philippe en disant « Je souhaitais et j’ai demandé à plusieurs reprises à ce que cet entretien soit filmé et retransmis en direct à la télévision, cela a été refusé » . Voila la preuve que tout est devenu un problème de communication. Pas de télé, pas de négociation. Le gouvernement envoie en force ses ministres sur les plateaux de télévision, et les chaines d’information continue passent leurs journées à recueillir du micro-trottoir. Le moindre rassemblement de trois ou quatre personnes meuble l’antenne ; ce troisième samedi de manifestation sur les Champs-Elysées va être le sujet principal des médias. En fonction de la fréquentation les télévisions vont décider du succès ou de l’échec du mouvement. Si quelques casseurs se manifestent l’image sera bonne et l’audimat en hausse.

Au Parlement les partis de gauche s’agitent pour déposer une motion de censure contre le gouvernement afin, disent-ils, de « sortir de la crise ». Marine Le Pen veut dissoudre l’Assemblée, Laurent Wauquiez souhaite un référendum et même François Hollande joue la mouche du coche en demandant aux manifestants de rester mobilisés. Mais se rendent-ils compte que tout le monde se fout de leurs remarques et qu’ils sont responsables de la situation ? Quant au gouvernement ses réponses ne sont même plus écoutées ; comment peut-il alors gouverner avec et pour le peuple ?

Christian Gallo – © Le Ficanas ® – Photo : Olivier Saint-Hilaire/Haytham-Rea

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Nice : après Pasqua, Médecin !

Regardez bien cette œuvre d’Ernest Pignon-Ernest de 1974. On construisait à l’époque le parking souterrain de la place Masséna à Nice et l’artiste affichera son œuvre sur la palissade du chantier. Elle s’intitule « Contre le jumelage Nice-Le Cap ». Ernest Pignon-Ernest sera mis au ban de sa ville natale pendant de nombreuses années et la moindre de ses œuvres malvenue à Nice.

Pourquoi cela ? A cette date le maire, Jacques Médecin, provoquait avec des positions racistes. Il déclarera quelques années plus tard  « Aujourd’hui, 99% des thèses du Front National sont les miennes » Mais le 6 mai 1974 Médecin décidait ce jumelage avec Le Cap en pleine période d’apartheid, alors que l’ONU venait de prendre une résolution qualifiant le régime d’apartheid de « crime contre l’humanité ». L’Ecole de Nice de l’époque couvrira les murs de la ville de sérigraphies éphémères au moment de la signature du jumelage.

Pour Jacques Médecin et ses amis Mandela est un terroriste, alors la cérémonie se fera en grande pompe à la villa Masséna. Médecin déclare alors aux sud-africains (tous blancs) présents : « nous avons beaucoup à apprendre de vous. Il n’y pas dans votre pays une ségrégation correspondant à de l’esclavage, mais un développement parallèle de deux populations. La vie en Afrique-du-Sud mériterait d’être mieux comprise, mieux expliquée. »

Aujourd’hui, après avoir baptisé du nom de Charles Pasqua une allée à la Libération, Christian Estrosi décide de changer le nom de la rue de l’Opéra en Jacques-Médecin. Estrosi avait fait voté le choix de baptiser le passage du nom de Charles Pasqua à la quasi unanimité du conseil municipal (moins le groupe Radical et divers gauche), mais pour Médecin c’est un vote à l’unanimité ! On nous explique que le père et le fils ne seront séparés que par la place Masséna (le mec qui a massacré les barbets).

Il y a un réel problème : on sait que nombreux sont les Niçois qui étaient attachés à Jacques Médecin ; c’était un homme affable et à l’écoute de ses concitoyens. Mais c’était également un homme politique malhonnête et condamné. Comme Charles Pasqua d’ailleurs ! Donc pour avoir une rue portant son nom à Nice il faut être passé sous les fourches caudines de la justice, avoir été assujetti à de la prison (même virtuelle), et s’être abreuvé avec l’argent des contribuables. 

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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Un peu simpliste leur histoire de transition !

Face aux gilets jaunes, tout aux moins à ceux qui veulent continuer avec de l’essence et du diesel, le gouvernement parle de transition : tout le monde va rouler électrique. Mais outre le fait qu’il va falloir développer le nombre d’éoliennes pour alimenter les moteurs (il n’y en aura pas assez, alors on conserve le nucléaire), il sera nécessaire de construire des véhicules adaptés. Pour cela on a besoin de métaux rares. Imaginez que l’on supprime les métaux rares de votre téléphone mobile, il aurait la taille et le poids d’une brique ; pour votre voiture c’est pareil, elles auraient la taille d’un bus.

(Photo by IROZ GAIZKA / AFP)

Dans son dernier ouvrage, «La Guerre des métaux rares», Guillaume Pitron dénonce «la face cachée de la transition énergétique et numérique». Pour le journaliste, éoliennes, panneaux solaires et voitures électriques se contentent de déplacer la pollution à l’autre bout du monde. Excellent interview de Libération à ce sujet. Au bout de six années d’enquêtes il démontre que les terres rares, l’iridium, l’indium et le platine sont indispensables pour l’industrie de pointe. Mais pour les obtenir il faut les extraire de la terre. Chaque kilo nécessite l’extraction de tonnes de terre.  Mais ces terres rares ne sont pas prélevées en Ardèche ou dans la Beauce, elles le sont à 95% en Chine.

Deng Xiaoping déclarait en 1992 « le Moyen-Orient a le pétrole, la Chine a les terres rares ». Du coup les Chinois vont commercialiser leurs métaux à des prix avantageux dans le monde entier. Mais au début du XXIème siècle la demande est telle que les Chinois restreignent leur exportation : les prix flambent. Pour pouvoir utiliser ces matériaux, les occidentaux vont alors installer des usines en Chine et offrent aux Chinois leur technologie. Mais ces mines qui fleurissent n’ont rien d’écologique. Guillaume Pitron prend comme exemple la Mongolie où les usines rejettent des effluents toxiques dans le sol. Le taux de cancer ne cesse de s’élever dans la population.

En réalité un véhicule électrique émet autant de carbone qu’un diesel. Le « zéro émission » n’existe pas. Pour construire un véhicule électrique en France, il faut importer. Va-t-on devoir réouvrir des mines en France pour faire face à la demande ? Alors les fameuses transitions énergétiques, numériques et écologiques, n’ont pas besoin de gilets jaunes, mais de gilets verts !

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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Les affiches qui ravivent votre passé !

Que l’on n’aime ou pas le BigMac, peu importe, il a quand même cinquante ans. Alors McDonald confie à son publicitaire, l’agence TBWA Paris, la réalisation de cinq affiches. Elles couvrent la période 1960-2000 et sont accompagnées du slogan « Indémodable Big Mac ». Superbe adaptation même si, suivant votre âge, vous ne vous souvenez pas avoir été vêtu et coiffé comme cela… Peu importe, l’esprit y est et c’est bien amusant.

Freud disait « Les souvenirs oubliés ne sont pas perdus » ; effectivement ces affiches ravivent des situations que nous pensions abandonnées et font croire aux plus jeunes que nous avions vécu des périodes où nous n’hésitions pas à être extravertis pour plier à la mode de l’époque.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

Années soixante
Années soixante-dix
Années quatre-vingt
Années quatre-vingt-dix
Années deux mille
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Ciotti enfin ministre de l’Intérieur !

Il en a rêvé sous Sarkozy, sous Fillon et c’est Wauquiez qui le fait. Les républicains s’inspirent, disent-ils, du « shadow cabinet » traditionnel des britanniques ; c’est oublier que François Mitterand en avait déjà créé un, en France, avant d’être au pouvoir. Ce « cabinet fantôme » est composé de 34 membres dont les compétences correspondent, à peu près, à celles des ministres du gouvernement Macron.

Petit problème on n’en connait aucun : ils n’ont jamais exercé de responsabilités ministérielles dans les gouvernements de la droite. Laurent Wauquiez déclare : « C’est une équipe de renouvellement ». Les autres n’ont pas voulu venir ? On y découvre la députée Valérie Bazin-Malgras, le sénateur François-Noël Buffet, le conseiller régional Guillaume Guérin ainsi que Christelle Morançais, présidente du conseil régional des Pays de la Loire pour l’Economie, Pascal Allizard, le sénateur du Calvados pour les Affaires étrangères, Philippe Meunier pour la Défense, François-Noël Buffet pour la Justice, Martial Saddier pour l’Ecologie, Patrick Hetzel pour l’Education, Aurélien Pradié, député élu dans le Lot pour le Handicap et Valérie Lacroute pour les Transports.

En réalité le seul connu, puisqu’il alimente régulièrement les bulletins d’information télévisés dans la guerre qu’il a entrepris contre Christian Estrosi et qui amuse les commentateurs, c’est Eric Ciotti. Il devient le premier ministre de l’Intérieur putatif.

Christian Gallo – © Le Ficanas ® – Photo : Konrad K./SIPA

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Saint Paul, La Colle et Cagnes vont avoir leur Totor !

Le rond point situé à côté du supermarché Leclerc est à l’angle de trois communes : Saint-Paul-de-Vence, La-Colle-sur-Loup et Cagnes-sur-Mer. Il est en réalité sur le territoire de cette dernière, c’est à dire de la métropole niçoise. Pour l’instant il est broussailleux, mais cela ne devrait pas durer : en effet des indiscrétions nous apprennent qu’on va installer une sculpture au carrefour de ces trois communes à vocation artistique.

Ce devrait être Totor ! Il s’agit de la reproduction d’un chien Jack Russel géant qui a inspiré Stéphane Bolongaro et qui ressemblerait au chien de sa mère. On verrait volontiers une telle œuvre dans la cour de récréation d’une école maternelle, mais peut-être moins pour symboliser l’art contemporain. Il en existe déjà une à Nice, à Cimiez, place du Commandant Gérôme qui fait grincer des dents les habitants du quartier, mais le président de la métropole, Christian Estrosi, a déclaré « Stéphane est, pour moi, un grand artiste, quelqu’un de chez nous qui, avec son art, a inventé un personnage du XXIe siècle avec une part de désinvolture, une part d’humanité qui donne de l’optimisme et de l’espoir… » Du coup on en a installé un également à Miami. 

Il faut dire que l’on a déjà vu « Totor le chien patienteur » (c’est le nom de l’œuvre) sur la promenade du Paillon à Nice, au musée de l’Automobile de Monaco, inauguré par le prince Albert et mis aux enchères au profit des victimes de l’attentat de Nice pour 3.000 €. Totor, c’est une immense opération de marketing : il suffit d’aller sur le site de son créateur pour voir une couverture de la presse people impressionnante. 

Va-t-il symboliser l’art contemporain ? Les artistes locaux et les galeristes vont-ils devoir se mettre au niveau de cette création ?

Christian Gallo – © le Ficanas ® – Photo : Nice-Matin

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Les désillusions du Macronisme.

Emmanuel Macron est élu avec un programme que peu de gens ont lu ou écouté. Depuis qu’il est président de la République, il s’applique à le mettre œuvre et, petit à petit, les Français découvrent que cela ne leur convient pas. La transition écologique était prévue, et elle l’était dans tous les programmes des autres candidats !

Maintenant tout se paye et personne ne veut payer. François Fillon prônait une forte augmentation de la TVA, Macron celle de la CSG. Assurer la protection sociale a un coût et la France est l’une des nations qui l’assure le mieux. Mais le montant des prélèvements fiscaux est important de ce fait, qu’il soit direct ou indirect. 40% des citoyens payent l’impôt sur le revenu, donc seules les taxes peuvent compenser l’argent nécessaire pour faire fonctionner le pays et garantir des avantages comme la Sécurité Sociale. 

Mais psychologiquement deux éléments entrent en jeu. Tout d’abord la disparité des revenus ; comment faire avaler à un Français qui gagne la moitié du SMIC que Mbappé, Cavani, Neymar ont des salaires situés entre 1,5 et 3 millions d’euros par mois ? Dans certaines entreprises ce n’est pas mieux : chez Carrefour on fait partir au mois de juin dernier Georges Plassat avec une indemnité de 4 millions d’euros. Mais pour cet échec il avait gagné 13,17 millions annuels…

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Le deuxième problème c’est le bashing. Nicolas Sarkozy en a été victime assez rapidement, François Hollande pendant la quasi totalité de son mandat. Emmanuel Macron y est plongé maintenant. Cette détestation organisée, en général attisée par les partis d’opposition quelqu’ils soient, a pour but de dévaloriser le président en vue des prochaines élections. Le quinquennat a accéléré le mouvement, et dès sa prise de fonction le président élu doit préparer sa succession au lieu de gouverner tranquillement. 

Les Français rendent les politiques responsables de tout et le président de la République en particulier ; c’est le système qui est comme cela puisque la constitution lui donne beaucoup de pouvoir et de ce fait la responsabilité des résultats. Désabusés, les citoyens soit ne se manifestent plus (on a vu la faible participation aux présidentielles), soit foncent vers les extrêmes comme en Italie. Ne croyant plus dans la valeur des élus, ils descendent dans la rue ; logique. Non dirigés, les syndicats étant de moins en moins représentatifs, les politiques rejetés, ils émettent un message trouble où seules quelques bribes apparaissent. Pour les gilets jaunes il y a surtout l’augmentation du prix du gaz oil à la pompe et de la baisse du pouvoir d’achat.

L’augmentation du prix du gaz oil vient du gouvernement précédent. Emmanuel Macron l’avait maintenu. Quand on dit aux Français que le gaz oil pollue, ils sont d’accord, et pensent qu’il faut le supprimer également. Mais quand ils doivent payer pour cela ils ne veulent pas. Ils veulent un niveau social élevé mais refusent l’augmentation des taxes pour le financer. Maintenant ce sont leurs élus les plus proches qui en abusent : ce n’est pas l’Etat national qui augmente les impôts, ce sont les roitelets locaux qu’ils ont élus qui les augmentent, voire les créent. 

Aux Etats-Unis, Donald Trump a rejeté la transition écologique au profit de l’emploi. C’est un acte électoral pour se maintenir au pouvoir. En France c’est le contraire. Maintenant cette transition écologique est-elle suffisante au niveau d’un pays où n’est-ce en fait qu’une mesure économique de relance ? En outre ce qui pourrait être appliqué au niveau d’un continent pourquoi ne l’est-il pas ? Ah, les sauts de cabris du général sont bien de circonstance !

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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