Croyance et célébrité.

  • Des tas de gens ne pensent pas.
  • Tu dis n’importe quoi. Ils pensent à Dieu, à leur futur post-mortem. 
  • C’est vrai les compagnies n’assurent pas encore le post-mortem.
  • Mais oui ! Dieu justement. On a construit des milliers d’églises, de cathédrales, de temples, de synagogues, de mosquées pour cela. Tu rentres et tu demandes pardon pour pouvoir assurer ton au-delà. 
  • Oui mais tu ne payes pas.
  • Si tu payes, on t’inflige des punitions : des prières à la chaîne, des mortifications, il y a plein de trucs comme ça. D’écouter André Rieu, Beyonce, Patrick Juvet, Alagna…
  • Tu es méchant comme à ton habitude. Tu ne veux pas que les gens croient au paradis ou à l’enfer.
  • Mais, si, mais si. Ils croient en ce qu’ils veulent. D’ailleurs ils croient en n’importe quoi. La moindre information sur les réseaux sociaux est reprise par les informations à la télé, commentée par les fameux experts (style Christophe Barbier ou Jean-Michel Aphatie), diffusée partout, amplifiée, déformée… Mais les gens y croient.
  • N’exagère pas !
  • Je vais te confier un secret : tu te souviens de Sœur Sourire ?
  • Ah oui : « Dominique, nique, nique… »
  • C’est ça. Elle était belge et elle vivait avec une copine. Eh bien en réalité à ce moment là elle a eu un gosse.
  • Arrête de dire des bêtises.
  • Et ce n’est pas tout : ce gosse c’était Roger Jouret.
  • Et c’est qui ça ?
  • Roger Jouret ? C’est Plastic Bertrand, tu vois celui qui plane ?
  • Ah oui !
  • Non seulement il était le fils caché de Sœur Sourire, mais en plus ce n’est pas lui qui chantait et  il vient de mourir, le 19 juillet 2019.
  • Et tout ça c’est vrai ?
  • Deux parties sont vraies : ce n’est pas lui qui chantait son tube, et il est mort. Quant à Sœur Sourire, c’est faux.
  • Mais pourquoi tu racontes tout ça alors ?
  • Parce que tu y as cru. Maintenant tu vas planter deux arbres dans ton jardin : un pour Sœur Sourire et l’autre pour Plastic Bertrand. Dessous tu mets leurs noms et tu écris « Désunis dans la vie et unis dans l’au-delà ».
  • Mais c’est idiot !
  • Pas du tout. Je me charge d’en parler sur Facebook et sur Twitter. Tu vas voir ton jardin hommage va devenir un lieu de culte, comme la flamme du tunnel de l’Alma à Paris. Ils déposeront des fleurs, des peluches, des bouts de papier avec écrit dessus « nous ne vous oublierons jamais ! »
  • Et tu crois que je vais laisser mon jardin être envahi ?
  • Au départ ce sera gênant. Mais ton jardin est clôturé. Alors on va faire payer un droit d’entrée et tu commenceras à faire des sous. En plus on ajoutera les droits de retransmission télévisés pour les reportages. Et puis il y aura les commémorations : les anniversaires de la naissance des deux protagonistes.
  • Pourquoi ils viendraient chez moi ? Ils ont leurs tombes.
  • Oui mais c’est chez toi que l’on a découvert la vérité. Un peu comme Lourdes ou Fatima. Tu as vu le public qu’ils obtiennent ? Ton maire il va être content, ça va lui faire du tourisme supplémentaire. Plastic il est né un 24 février en période de carnaval ; les gens vont se déguiser pour venir ici.
  • Et l’autre ?
  • Sourire ? Un 17 octobre, une période creuse dans le coin. Le maire il va te baiser les pieds pour créer de l’animation à ce moment là. Plastic il est né à Bruxelles. On envisage des navettes de bus pour célébrer sa naissance chez toi. 
  • Allez deux jours par an, pourquoi pas.
  • Deux jours ? Tu rêves ! Il y a la saint Roger, le 30 novembre et Jeanne le 30 mai. La Sourire se prénommait Jeanne-Paule. Et puis il y a Noël, le nouvel an, la fête des mères et sainte Cécile la patronne des musiciens et des chanteurs, le 22 novembre…
  • Et tu es convaincu que tout cela va fonctionner ?
  • Mais bien sûr. Ils vont tous te manger dans la main et tu vas gagner beaucoup de sous.
  • Pourquoi chez moi ?
  • Parce que je suis passé aujourd’hui ; tout simplement. Tu vas voir ce que sera ton bonheur (moins mes 25%) quand tous ces moutons viendront paître dans son jardin. Colette, tu vois qui c’est, écrivait : « Qu’il s’agisse d’une bête ou d’un enfant, convaincre c’est affaiblir. » Au boulot !

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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Avec Nice-Matin mourez tranquille !

En ce beau mois de juillet, bien caniculaire, on redoute d’entendre le glas au clocher du village : Il pourrait bien nous concerner… Mais surtout avons-nous fait les bons choix avant de disparaître ? Amis et parents vont-ils être heureux du cérémonial que nous avons prévu ? En ce qui concerne Le Ficanas, heureux seront ceux qui le verront s’éteindre et fêteront cela au champagne en criant « enfin ! »

Je me suis donc précipité vers le quotidien local qui semble carrément moribond en devenant l’objet des négociations entre les politiques, via des millionnaires. C’est là que j’ai mesuré l’intérêt de ce journal qui prend en considération l’âge de son lectorat. En pleine canicule, ces lecteurs canoniques ont besoin d’être réconfortés, non pas en se ventilant ou s’humidifiant, comme le préconise le gouvernement, mais en prévoyant leurs funérailles. Et là, une pleine page de ce numéro du 17 juillet 2019, intitulé « Services Funéraires en Alpes-Maritimes », nous rassure : nous avons le choix.

Nous connaissons les grands, les célèbres, ceux qui comme Robaut sont « la 4e génération au service des familles » pour Gauthier et seulement la troisième pour Olivier, Gaston et Joseph, mais saviez-vous que Bernard et Benjamin dirigent la marbrerie Muraiare ? Que la maison Mazzola effectue la « transmission de l’amour du métier de père en fils depuis 1978 », (encore heureux à défaut de l’amour des clients). Que l’Alliance Funéraire pratique « Le juste prix » comme à la télé ? Que même les parisiens veulent leurs parts du marché avec Lutèce International ?

Et vous vous alliez mourir bêtement, comme ça, sans avoir comparé les prestations des uns et des autres, en laissant vos héritiers dans l’urgence ? Allons soyons sérieux Nice-Matin est là pour vous faire passer un été réjouissant : allez tester les produits. Vous n’en reviendrez pas !

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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Il y aura-t-il encore des maires à élire l’année prochaine ?

Les sondages nous disent que 50% des maires ne souhaitent pas se représenter l’année prochaine. Les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2020 pour un mandat qui durera six ans. Les listes devront comporter autant de noms que de postes à pourvoir au Conseil municipal et la parité hommes/femmes doit être respectée.

Pourquoi cette majorité de maires qui cherchent à abandonner leurs mandats ? L’excuse courante est la vie familiale, mais il y en a d’autres : ne pas pouvoir satisfaire aux demandes des habitants, manquer de finances, de personnel, avoir l’impression d’être inutile. Il y a un mal-être du maire dans sa fonction car il est considéré comme un fournisseur de services et rien d’autre. Puisque le citoyen paye, il veut un service, totalement individuel en fonction de ses besoins propres.

Les regroupements des municipalités, en particulier des petites, ont réduit fortement la capacité d’action des maires. Ils sont devenus des figurants que l’on sort lors du passage du président de la communauté ou de la métropole, à la rigueur du préfet. Il ne leur reste que l’état civil, les commémorations devant le monument aux morts et les inaugurations d’ensembles bétonnés. 

Emmanuel Macron lors de sa tournée au près des Français a été accueilli par des maires et ceux des communes voisines. Qu’en est-il resté ? Où la valorisation des maires a-t-elle été renforcée ensuite ? Les maires sont-ils destinés à devenir les moutons de structures qu’ils ne dirigent pas ? C’est souvent le cas des métropoles où le représentant de la ville dominante et majoritaire a tous les pouvoirs. Les maires constituent alors une majorité politique, pas du tout décisionnelle. Ce sont pourtant ces maires-là qui étaient les plus proches des citoyens.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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La Fabrique des illusions.

La photographie et son histoire n’ont jamais été interrogées que d’un point de vue dénaturé par la peinture ou, plus largement, par les arts graphiques. « La Fabrique des illusions » propose de penser autrement les origines de ce médium, notamment dans ses relations avec le théâtre et les arts de la scène. La photographie « orientaliste » peut être le lieu particulier de cette nécessaire remise à plat ; cette dernière ayant toujours fonctionné sur le mode de la simulation.

Au XIXe siècle, photographie et théâtre installent de nouveaux modes de représentation. C’est l’époque où s’invente le « spectacle oculaire », un complexe scénographique à effets spéciaux, conglomérat d’images nouvelles.

La mise en perspective du photographique dans l’ensemble des spectacles visuels au XIXe siècle, le théâtre en particulier, relève de codes communs et de références comprises par tous. Ce que l’on recherche avant tout c’est l’illusion de la vie, incarnée au mieux par la scène et ses effets. La photographie est un espace théâtral.

« La Fabrique des illusions » confronte les photographies « orientalistes » de la collection Fouad Debbas à des œuvres de dix artistes contemporains internationaux : Mac Adams, Nadim Asfar, Vartan Avakian, Elina Brotherus, Daniele Genadry, Randa Mirza, Louis Quail, Angélique Stehli, Wiktoria Wojciechowska, et Ali Zanjani. L’exposition présente un ensemble de près de 300 pièces.

Depuis les années 1970, la photographie contemporaine offre une alternative à l’illusion. Elle sait en jouer pour mieux en démonter ses ruses. L’enjeu de cette exposition réside ainsi dans la confrontation entre beauté trompeuse et mentir-vrai. De fait, « La Fabrique des illusions » esquisse le tableau d’une autre histoire de la photographie, contradictoire et, somme toute, illégitime.

MUCEM Marseille – Fort Saint-Jean – Du 19 juillet au 29 septembre 2019

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Monaco : Dali, une histoire de la peinture.

En cette année de célébration du 30ème anniversaire de la mort de l’artiste (1904-1989), l’exposition Dalí, une histoire de la peinture propose au public un parcours exceptionnel à travers la production artistique Dalinienne. La sélection réunit des peintures, des dessins, de la documentation et des photographies datés de 1910 à 1983 et permet de découvrir les différentes étapes de création de l’artiste. Elle n’offre pas seulement une vision rétrospective de l’œuvre de Dalí mais révèle de quelle manière le peintre s’est lui-même inscrit dans l’histoire de la peinture du XXème siècle. Le public pourra ainsi découvrir les différentes étapes de sa création et reconnaître l’empreinte des différents peintres qui l’ont influencé et auxquels il rend hommage. Après des premières expérimentations, il s’imprègnera des avant-gardes européennes à savoir l’impressionnisme, le cubisme, la peinture métaphysique et l’abstraction. Le chapitre de Dalí dans l’univers surréaliste présente des peintures exceptionnelles comme La mémoire de la femme-enfant de 1929, Le spectre du sex-appeal ou Eléments énigmatiques dans un paysage datant de 1934. Le corpus des peintures surréalistes sélectionnées à l’occasion de cette exposition montre l’aspect spécifique de Dalí au mouvement d’André Breton. Que ce soit la méthode paranoïaque-critique, système inventé par Dalí pour rendre manifeste l’invisible par un délire contrôlé de l’esprit ou l’application de la double image, c’est l’ADN de cet artiste qui permet de décrypter sa pensée et qui constitue sa véritable contribution au Surréalisme.

Sous l’influence de Gala, dans les années 40 et 50, Dalí se consacre à l’observa+on du classicisme dans ses peintures, plutôt à travers d’œuvres d’artistes de la Renaissance. Le point d’orgue de cette passion pour la culture classique se retrouve dans sa production littéraire et particulièrement dans 50 secrets magiques, son véritable traité de peinture publié en 1948.
Peu après, en 1951, Dalí réitère son admiration pour la Renaissance, le classicisme et la peinture religieuse dans le Manifeste mystique. C’est le début d’une nouvelle période de création : la mystico-nucléaire.

Durant les années soixante-dix Dalí montre son intérêt pour l’art américain. Sa proximité avec la culture de masse américaine et son amitié avec Andy Warhol mettent en évidence ses affinités avec ces nouveaux styles. La volonté de Dalí d’exposer des œuvres d’artistes hyperréalistes dans son propre musée, le Théâtre-Musée Dalí reste toujours évident aujourd’hui dans la salle Mae West. Dalí manifeste une capacité d’anticipation étonnante il est capable de combiner tradition et innovation. Il s’intéresse à la science, à la troisième dimension et aux effets optiques ce qui donnent naissance à ses peintures stéréoscopiques.

Dans la dernière étape de sa création dans les années 80, Dalí est déjà malade, sa peinture est empreinte d’évocation et de ses réflexions autour de la mort, l’immortalité et de sa passion pour la peinture. Un dernier chapitre sera consacré à l’influence des grands maîtres de l’histoire de l’art dans la conception artistique de Dalí. Dans 50 secrets magiques Dalí publie un tableau avec une analyse comparative des peintres les plus remarquables de l’histoire de l’art. Dans sa classification ce sont Vermeer de Delft, Raphaël, Vélasquez, Léonard da Vinci et Picasso qui sont les peintres les mieux notés. La sélection comprend, à ce jour, une centaine d’œuvres : peintures, dessins et photographies, en provenance pour l’essentiel de la Fundació Gala-Salvador Dalí de Figueras, du Museo Nacional Centro de Arte Reina Soya de Madrid, de The Dali Museum, St Petersburg, Florida et de l’Estate Brassaï Succession.

Du 6 juillet au 8 septembre 2019 – Espace Ravel du Grimaldi Forum Monaco

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Vente de l’aéroport de Nice : Faut boucher les trous ?

En février 2015 Christian Estrosi avait organisé un référendum pour qu’Emmanuel Macron, alors ministre, ne vende pas l’aéroport de Nice. Ce référendum avait couté 100.000€ aux contribuables et le Ficanas l’avait qualifié de cagade à l’époque (Voir les numéros du 12 février 2015 et du 20 février 2015). C’était en effet un référendum politique contre la loi Macron. Le résultat fut sans surprise malgré une très faible participation : 97,5% des votants étaient contre la vente des parts de la métropole à l’Etat. Le maire de Nice déclarait : « Sans cette maitrise de l’aéroport, les biens immobiliers des Niçois perdront de 30% а 40% de leur valeur et les grandes enseignes quitteront le territoire azuréen. » Bizarrement ça n’a pas été le cas…

Alors pourquoi Christian Estrosi vient de faire voter aux représentant de la métropole la vente de 4 des 5% d’actions détenues ? Cela va rapporter 81 millions d’euros. La métropole serait elle en faillite ? Il est vrai qu’un tramway sous tunnel hors de prix, une cuisine centrale dispendieuse et en prévision une nouvelle gare, les frais du stade, ça coûte des sous aux contribuables et la nouvelle taxe foncière métropolitaine risque de ne pas suffire au remboursement du maelström financier métropolitain. Mais alors pourquoi vendre ces 4% de parts qui rapportent environ 3.300.000 euros par an ?

Ce qui est amusant c’est qu’à Paris on essaye de monter un référendum d’initiative populaire concernant la vent de l’aéroport de Paris, tandis qu’à Nice, seuls les béni-oui-oui du conseil métropolitain décident du contraire de ce qu’ont voté les habitants… Bizarrement ça rappelle un certain référendum sur la constitution européenne, mais à l’échelle niçoise.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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Mais combien coûte le homard ?

D’abord, c’est quoi : « Le homard est un crustacé décapodes de couleur bleu vert avec des tâches sur le dessus et un ventre blanc rosé. Il est pourvu de 2 fortes pinces. La plus grosse est dite « broyeuse » et l’autre, dentelée est dite « coupante ». c’est un animal nocturne qui vit jusqu’à 50m de profondeur sur des sols accidentés. Omnivore, le homard capture de préférence des proies vivantes.Le homard breton (Homarus gammarus ) est le plus recherché par les gastronomes. La qualité de sa chair et sa saveur unique en font un mets d’exception ! Acheter du homard breton c’est donc être sûr de consommer un produit de prestige au goût exceptionnel, mais aussi 100% naturel et peu calorifique (moins de 80kcal/100g – 334 kJ).

Le homard est le plus souvent pêché au casier. Les pêcheurs attirent les homards dans les casiers à l’aide de poissons morts comme le grondin. Cet appât est aussi appelé « Boete » dans le jargon de la pêche. Depuis 1998, la taille minimum de pêche en France est de 87 mm (longueur du céphalothorax), ce qui correspond à un animal d’environ 5 ans. Les professionnels ne maîtrisent pas encore l’élevage des homards ce qui explique pourquoi il faut attendre si longtemps pour obtenir un homard de taille commerciale. »

Il s’agit de homard breton vivant. Il est vendu à 82,40 €/kg.

Heureusement les frais de l’Etat ne sont pas aggravés par le prix du homard. En effet François de Rugy déclare « Le homard? Je n’en mange pas. Je ne prends pas de champagne. Je déteste le caviar. » Ouf ! Les finances de la France sont sauvées.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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Surprise : Estrosi serait encore chez Les républicains !

Le nouveau bureau de Christian Estrosi vient d’être installé dans le tramway entre l’aéroport et l’avenue Jean-Médecin. C’est là qu’il reçoit les personnages importants de son parti pour leur faire visiter le fameux tunnel qui coûte une fortune aux contribuables. Il vient d’accueillir en particulier le président du Sénat, Gérard Larcher, qui est entrain de faire la tournée des popotes de son parti Les républicains. Car Christian Estrosi est membre de Les républicains. Certains l’ont oublié, croyant qu’il n’était que la roue de secours locale du président de la République, Emmanuel Macron.

De gauche à droite : Gérard Larcher – Philippe Pradal – Christian Estrosi – Louis Nègre – Dominique Estrosi-Sassone.

Mais avant de faire sa promenade en tram, Gérard Larcher était allé rencontrer les élus du département avec leur président Charles-Ange Ginesy. C’est même la première fois qu’un président du Sénat monte à la tribune du Conseil départemental ; mais il y a fort à faire dans un département qui fut le plus sarkozyste de France et qui ensuite a offert une majorité à Marine Le Pen au premier tour des présidentielles. 

C’était le hors d’œuvre. La suite s’est déroulée ailleurs, à huis clos avec Christian Estrosi. Anti macroniste alors qu’il organise un référendum pour empêcher la privatisation de l’aéroport, macroniste quand il en vend les parts du dit aéroport que détient la métropole (malgré l’avis contraire des habitants), anti macroniste lorsqu’il crée un mouvement d’élus locaux situé « entre les républicains profondément radicalisés, et une droite macroniste », macroniste lorsqu’il reçoit ouvertement le candidat pendant sa campagne électorale à Marseille.

Christian Estrosi ne sait plus où il en est et les Niçois non plus… En réalité il s’agit d’une guéguerre entre deux amis de trente ans, tradition inspirée par Chirac pour le parti de droite. Le problème est que le président chargé des investitures pour le parti c’est Eric Ciotti, l’ennemi (pour l’instant) préféré d’Estrosi. En plus Eric Ciotti est député d’une circonscription qui risquerait de disparaître dans la cadre de la réforme constitutionnelle voulue par Macron.

Du coup Christian Estrosi semble être (que cela est vulgaire) le cul entre deux chaises. Alors sa remplaçante à la Chambre des députés, Marine Brenier, agite le drapeau de la démocratie car Estrosi n’a pas été désigné par le comité national d’investiture de Les républicains présidé par… Eric Ciotti. Effectivement ni Paris, ni Marseille, ni Nice proposent un candidat LR. Le problème est qu’à Paris et Marseille, il n’y a pas de maire sortant ; à Nice, oui. Du coup on signale que Christian Estrosi a affirmé : « Mon parti c’est Nice! » Mais il l’avait déjà dit avant d’être ministre de Sarkozy et également avant de devenir président de la région PACA. 

Mais si c’est le cas, pourquoi Estrosi revendique, par la voix de sa remplaçante, une étiquette Les républicains ? Pourquoi fait-il de temps en temps les yeux doux à Macron alors qu’il serait son opposant à droite ? Car il y a du monde à droite dans ce département, même chez Les républicains, il y aurait un certain Eric Ciotti ! Ça existe les listes d’intérêt communal…

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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Papy Le Pen veut des sous ! Fifille ne donne pas.

Après les élections présidentielles, le FN avait reçu 11 millions d’euros de l’Etat pour rembourser ses frais de campagne. Les banques n’avaient pas voulu prêter de l’argent à Marine Le Pen, alors cette dernière s’était adressée à son père qu’elle avait viré du parti. 

Elle avait donc demandé à son père 6 millions d’euros pour financer sa campagne. Aujourd’hui, soit deux ans plus tard, elle n’a remboursé que 1,5 millions. Cet argent avait été prêté par le micro parti de Jean-Marie Le Pen dénommé Cotelec. Papy Le Pen a 91 ans et il souhaite rembourser ses créanciers, c’est à dire ceux qui ont donné de l’argent à la Cotelec, d’autant plus que « plusieurs de ces prêteurs ont eux aussi un certain âge, ou que d’autres sont déjà morts », comme l’affirme Libération. Chaque année le RN (ex FN) perçoit 5,1 millions d’euros d’aide publique ; alors Jean-Marie Le Pen a présenté une cession de créance au ministère de l’Intérieur affirme le JDD. 

Résumons : Marine vire son père du parti. Ce dernier lui passe des sous en empruntant à des amis pour qu’elle puisse gagner les élections. Marine va faire le clown à la télé et s’étale. Elle touche l’argent de l’Etat pour rembourser son père mais elle ne le veut pas… Quelle famille ! Si ces habitudes sont dynastiques, ça promet pour l’avenir.

« Famille, je vous hais ! » écrivait André Gide dans Les nourritures terrestres. Mais chez les Le Pen on ne le fait point si ça paye.

Cristian Gallo – © Le Ficanas ®

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Dieudonné n’est qu’un copieur !

Dieudonné M’Bala M’Bala, soupçonné notamment d’avoir détourné plus d’un million d’euros de recettes non comptabilisées, a été condamné à trois ans de prison, dont un avec sursis, et 200 000 euros d’amende.

Il a donc été condamné vendredi 5 juillet à Paris pour fraude fiscale, blanchiment ou encore abus de biens sociaux. 

On pensait qu’il serait un jour condamné pour antisémitisme, mais non c’est pour fraude fiscale. C’est très laid de copier Al Capone qui le 5 juin 1931 avait été inculpé pour fraude fiscale lui aussi, mais avec 21 chefs d’accusation (ça c’est classe !). Il sera condamné à 17 années de prison dont 11 ans fermes. 

Mais quand l’inspiration nous fuit, pourquoi ne pas prendre exemple sur les meilleurs en les copiant ? 

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

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