Les trains privés vont démarrer sur la Côte d’Azur.

Parmi les trois régions sélectionnées il y a la région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur. C’est dès le 1er décembre prochain que cette région organise un appel d’offres pour ouvrir à la concurrence les lignes de chemin de fer. Les premiers transports, sans sigle SNCF, rouleront en décembre 2022. Philippe Tabarot, le vice-président aux transports de la région SPACA, explique qu’il va y avoir deux propositions : une ligne Nice-Toulon-Marseille et une autre entre l’agglomération niçoise et la Côte d’Azur. Il rajoute « Nous étions sur un constat de 25% de trains en retard et 10% supprimés ». La privatisation va-t-elle régler le problème ?

On se demande également si le train des Pignes et celui des Merveilles seront inclus dans la privatisation. L’été a été délicat pour Philippe Tabarot qui a du faire face à trois dimanches consécutifs sans train dans la vallée du Var.

Cette ouverture n’est pas évidente « même si le gouvernement à travers plusieurs décrets a donné des réponses notamment sur la reprise des personnels ou la propriété des matériels » explique Philippe Tabarot. En effet nombreux sont ceux redoutant l’attitude du personnel de la SNCF-réseau qui risque de ne pas accepter le jeu de la concurrence. C’est pourtant une loi européenne qui oblige la France à ouvrir son réseau à la concurrence dès décembre 2019. Pour les TGV ce sera en décembre 2020. 

Les relations public-privé sont elles sur les rails ?

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

Publié dans Actualité, Politique | Tagué , , , , , , | 1 commentaire

Claudie Poinsard « Traversées »

Claudie Poinsard est une artiste à fleur de peau.

Ses œuvres nées de la mixité nous parlent de ces êtres déracinés qui se posent ailleurs par l’esprit et le cœur. Sa peinture est un entre-deux, jour et nuit, douceur et force, ici et ailleurs. On y sent la chaleur de la terre qui montent vers ces corps en apesanteur, suspendus dans un temps hors du temps ; on plonge dans cette eau bleue ou ocre pour y chercher un point d’ancrage, on se laisse entraîner vers d’autres rivages …

Exposition du 10 au 20 octobre 2019
Vernissage le 10 octobre 2019 à partir de 18h3

En Haut de l’Escalier – 2, rue Boissy d’Anglas – 06000 NICE

Pour en savoir plus sur Claudie Poinsard : http://www.claudiepoinsard.com

Publié dans Actualité, Art | Tagué , , | Laisser un commentaire

Saint-Jean-Cap Ferrat : Traits d’humour 2019

Thème 2019 : On marche sur la lune

Le festival international du dessin de presse et de la caricature sera présenté et animé par Thierry Mesnage. Liste des artistes présents : Ballouhey – Barrigue – Beltramo – Bonfim – Caro – Dadou – Donec – Fathy – Ganan – Kap – Kristian – Moine – Molinari – Nardi – Olive – Ollivier – Placide – Ricor – Sandron – Val – Zoran

Tel est le thème de cette sixième édition, une idée émise par notre ami Coco, co-fondateur de Cap des Arts et reprise par l’ensemble des membres de l’asso- ciation.

Nostalgie des années 60, du capitaine Haddock, du Professeur Tournesol, de Tintin et Milou ou simple commémoration du cinquantenaire de la parution du 17ème album d’Hergé ; toujours est il que les artistes invités de ces Traits d’hu- mour 2019 devront plancher sur ce fait d’actualité qui a défrayé la chronique en ce mois de juillet 1969 lorsque l’astronaute Armstrong a posé le pied sur la lune.

A événement extraordinaire, BD interplanétaire dans le pur prolongement d’«Ob- jectif lune» l’ouvrage précédent dans lequel le célèbre dessinateur belge avait parachuté ses héros dans l’espace. Visionnaire avisé, maniant à souhait l’art de l’absurde, il avait réussi quinze ans avant à traiter avec acuité et discernement la conquête de la lune avec un réel souci d’anticipation. Perfectionniste et précur- seur en la matière, il avait même trouvé le moyen de faire vrombir à nos tympans l’intensité du moteur atomique tout en nous faisant planer en apesanteur, histoire de s’envoyer en l’air ; ce qui pour l’époque relevait plutôt de la science-fiction que de l’aventure à quatre sous tant ses données et expertises scientifiques très pointues dépassaient de loin les improvisations les plus fantaisistes. Et ce, compte tenu de la parution en 1954 de cet album alors que le premier pas d’Armstrong sur la lune ne date que de juillet 69.

A cet effet ajoutons au dossier une petite anecdote, s’il a posé d’abord le pied gauche, pour sa part Tintin avait posé le pied droit quinze ans avant lui en décla- rant : pour la première fois dans l’humanité, on a marché sur la lune.

Publié dans Actualité, Art | Tagué , , | Laisser un commentaire

Obsèques : répétition générale.

Le décès de l’ancien président Jacques Chirac a entraîné une mise en œuvre d’une activité populaire et institutionnelle de qualité. Elle a fait face à la demande des Français, ceux qui ont participé physiquement par leur présence effective et ceux qui l’ont regardée à la télévision.

Le point d’orgue fût le service funèbre à l’église Saint-Sulpice dans le sixième arrondissement de Paris. Deux milles invités étaient présents dans l’église mais des centaines de milliers regardaient cet hommage à la télévision. Certains, distraitement en faisant le ménage (vue l’heure de diffusion), et d’autres, dans les EHPAD, rêvant à de telles obsèques qu’ils eussent méritées si leurs vies avaient été autre.

Outre de nombreux chefs d’États ou leurs représentants, quatre présidents de la République française étaient présents : Valéry Giscard d’Estaing, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron. Sagement alignés au premier rang, ils semblaient parfois perdus dans leurs pensées. En effet, pour eux, cette cérémonie était une répétition générale.

Tous les quatre sont des présidents laïcs. Valéry Giscard d’Estaing a eu une éducation religieuse classique mais le service de la France l’intéressait plus que ses convictions chrétiennes. A quoi pense-t-il alors ? Aime-t-il cette église ? Il va falloir qu’il résiste pour que le trou de Notre-Dame soit bouché à temps.

Avec Nicolas Sarkozy on a droit à un univers peu spirituel partagé entre une origine en partie juive séfarade et une tradition chrétienne. Après tout il est quand même allé voir le pape avec son copain Jean-Marie Bigard… Après tout il sera mort. Il s’en fout de la cérémonie.

Avec François Hollande, c’est plus embêtant, il est athée. En fait c’est plus intéressant la cérémonie aux Invalides qu’une messe ici ou à Notre-Dame. Le cortège ne pourra même pas passer par la rue de Solférino, ils ont vendus les locaux.

Quand à Emmanuel Macron, il évite de lever les yeux vers le plafond. Et pourtant il y pense : quand va-t-on enfin boucher le trou de Notre-Dame ? Il l’a promis et il faudrait le faire. Enfin il est jeune mais on ne sait jamais avec un attentat et il n’a plus Benalla pour assurer sa sécurité !

Il faut changer la constitution très rapidement. On ne peut plus rester avec un quinquennat qui a du mal à se renouveler. On va finir par passer son temps en hommage et en cérémonie. Une présidence de vingt années, c’est un minimum sinon il n’y aura plus rien à regarder à la télé.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

Publié dans Actualité, Politique | Tagué , , , , , , , | 1 commentaire

Estrosi va célébrer «l’union» de Nice à la France trois jours avant les élections !

Demain, jeudi 26 septembre, Christian Estrosi, le maire de Nice, président de la métropole Nice-Côte d’Azur, va lancer le comité du 160ème anniversaire de l’union du comté de Nice à la France. La Ville de Nice explique : «Le 21 juillet 1858, Cavour, Président du Conseil du Royaume de Piémont-Sardaigne, rencontre Napoléon III à Plombières. Par cette entrevue secrète, Napoléon III accepte d’aider Victor-Emmanuel II à unifier l’Italie, sous condition que le Comté de Nice et le Duché de Savoie soient cédés à la France. Le 12 mars 1860, à Turin, une convention secrète est signée : le Comté de Nice et la Savoie seront rattachés à la France. Le 24 mars 1860, le Traité de Turin est signé. Puis les 15 et 16 avril 1860, un plébiscite a lieu à Nice (25 743 voix pour).»

Petit problème : Nice n’a jamais été rattachée à la France, mais annexée ; c’est le terme officiel utilisé à l’époque par les Français eux-mêmes. On parle de rattachement à partir du centenaire en 1960, terme bizarre quand on sait que Nice ne fut française qu’en étant occupée sous la Révolution et l’Empire).

Une commémoration bien à propos.

Mais Christian Estrosi veut clairement célébrer « l’union » du Comté et de la France et pour cela s’appuie dans son communiqué sur les résultats du plébiscite plus que douteux : les « non » s’étant abstenus, les femmes ne votant pas, et les curés, les syndics, les fonctionnaires et surtout les militaires français de passage furent fortement incités à voter « oui ». Il y aurait-il là une propagande en vue des élections municipale de 2020 ? Quelle idée saugrenue de fêter un cent soixantenaire ? Mis à part qu’il faut bien lire le communiqué de la mairie qui dit « Le 12 mars 1860, à Turin, une convention secrète est signée ». Comme c’est bizarre, mais le premier tour des municipales aura lieu le 15 mars 2020, soit trois jours après la commémoration !

Car on ne va pas célébrer la fameuse « union » mais l’accord secret entre Napoléon III et Cavour connu aujourd’hui sous le nom « Entrevue de Plombières » ou l’empereur promet une aide militaire aux italiens en échange du Comté de Nice et de la Savoie. Cet accord fut qualifié de scélérat, mais c’est ce que l’on fêtera avant les élections municipales… « Bizarre, vous avez dit bizarre ? Comme c’est bizarre. »

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

Publié dans Actualité, Politique | Tagué , , , , , , , , | 1 commentaire

Nice : la peur au ventre.

Jeudi, un agent vérifiait, à sept heures du matin, les boites d’appâts installées dans le quartier des Liserons pour lutter contre les rats. Il va recevoir un projectile sur la tête jeté d’un immeuble et, le visage en sang, sera transporté à l’hôpital. C’est une situation regrettable à laquelle font face régulièrement différents services : pompiers, ambulanciers, policiers…

Alors Christian Estrosi, maire de Nice, président de la métropole Nice Côte d’Azur, président délégué de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, président du conseil de surveillance du CHU de Nice fait une déclaration :

«Je suis en colère ! Il m’est insupportable qu’un de mes agents, qui intervient dans le cadre de ses missions pour améliorer la qualité de vie dans ce quartier, soit victime d’un tel acte odieux. J’ai reçu cet agent, je lui ai fait part de tout mon soutien et de la pleine solidarité de la Ville de Nice. L’Etat de non-droit, ça suffit ! Je refuse que nos agents aillent travailler la peur au ventre. La Ville de Nice et la métropole Nice Côte d’Azur font tout ce qu’elles peuvent pour améliorer le cadre de vie aux Liserons mais sans l’Etat, rien ne sera possible durablement. La Ville de Nice porte plainte dès aujourd’hui. Je demande à ce que tout soit mis en œuvre pour retrouver l’auteur de cet acte inqualifiable et que la peine la plus sévère soit appliquée. Je me suis entretenu, cet après-midi, avec le Préfet des Alpes-Maritimes et lui ai demandé d’intervenir pour que des moyens soient mis en œuvre.»

Bonne nouvelle : la victime va bien puisqu’elle a été reçue par le maire. Mais une fois de plus c’est la faute de l’Etat semble-t-il (comme un dans la nuit d’un triste 14 juillet). Si on connait Les Liserons, on sait que ce n’est pas un quartier de tout repos. Mais on peut se demander ce qu’a fait la Ville de Nice pour que les choses changent. Il y a-t-il eu de gros efforts pour équiper le quartier, a-t-on installé un tissu associatif au bénéfice des habitants, a-t-on assuré une mixité sociale permettant une vie plus tranquille ? On peut se demander si la Ville de Nice ne s’est pas contentée de laisser pourrir une situation difficile au lieu d’intervenir. Pourquoi ne pas y faire passer l’Iron Man l’année prochaine par exemple ?

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

Publié dans Actualité, Politique | Tagué , , , , , | 7 commentaires

Les « likes » vont-ils disparaître ?

C’est l’Huffpost qui vient de publier cette information : Facebook, comme l’a déjà fait Instagram dans certains pays et l’a testé Twitter, n’afficherait plus les « likes » à la suite des publications. Ils seraient simplement visibles de la part de leurs auteurs. « Cette modification majeure permettrait d’alléger quelque peu la pression sociale liée au besoin de gagner l’approbation de ses pairs, et de concentrer l’attention sur le contenu en soi, plutôt que sa popularité. »

Lorsque l’on regarde la télévision on nous cite sans arrêt le nombre de « like » qu’à récolté tel chanteur, acteur ou homme politique. Un événement suscite souvent une émotion telle qu’elle finit au travers de ces appréciations de transformer le dit événement en une situation culte ! De là à ce que se mette en place une opération de marketing à finalité commerciale c’est courant. Elle est complémentaire au nombre de participants à un concert ou une manifestation, au nombre de spectateurs au cinéma, au nombre de disques vendus.

On va le voir avec les élections municipales de mars prochain. Les politiques ont pendant longtemps dédaigné les réseaux sociaux ; aujourd’hui c’est leur principal moyen de communication et ils mesurent leur popularité en fonction des « likes » qu’ils reçoivent. Ils ont même mis en place des structures pour provoquer ces appréciations et écrire des commentaires dithyrambiques. Quand on sait que nombreux sont les internautes qui ne s’intéressent aux sujets publiés qu’en fonction du nombre de « like », on conçoit qu’il n’y a pas de réflexion par rapport à une information, mais seulement une réaction émotive. Au Ficanas on a constaté cette situation lorsque l’on voit de très nombreux commentaires par rapport aux articles publiés : un mot, dans un titre suffit à provoquer une avalanche de commentaires et de « likes » qui n’ont aucun rapport avec le sujet abordé…

La suppression des « likes » à la suite des publications sur Facebook va-t-elle engendrer une frustration ou bien une satisfaction ? La réaction est-elle émotive ou réfléchie ? Si Facebook met en place cette mesure, on va vite le savoir.

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

Publié dans Actualité | Tagué , , , , | 3 commentaires

Nice : les aventures de Thérèse, la marchande de socca.

Je regardais sur Facebook une photo de Thérèse, la marchande de socca de Saleya. La personne qui l’a publiée pensait que la famille actuelle avait conservé le nom de la célèbre Thérèse de jadis car c’était leur aïeule. Il n’en n’est rien, ceux qui y sont aujourd’hui sont originaires d’Afrique du Nord et celle de l’époque était une Niçoise bon teint (ou d’origine italienne selon certains). Peu importe mais l’originale ne manquait pas d’humour et animait tout le cours.

Thérèse et la Fiat 500.

En ce temps-là, il n’y a pas si longtemps de cela d’ailleurs, le Cours Saleya était encore recouvert d’un toit en béton, car dès l’aube il abritait le grand marché de Nice avant qu’il ne parte en face de l’aéroport.

En son centre régnait Thérèse, la marchande de socca, qui commençait sa journée très tôt le matin, mais qui restait en place jusqu’à midi quand les professionnels étaient remplacés par les clients du quartier. Thérèse ne manquait pas de verve, se mêlait sans cesse à la conversation de ses clients, et ne se gênait pas pour faire des commentaires en niçois ou en français.

Le pourtour du cours était interdit à la circulation pour ne pas gêner les commerçants. Mais ce jour-là un touriste égaré, conduisant une Fiat 500, décide de passer outre l’interdiction. En plus, comble de malchance, il est immatriculé à Paris, faute impardonnable !

La rue est totalement encombrée par les charrettes des maraîchers, le véhicule ne peut plus avancer et son conducteur décide tout simplement de klaxonner. Il donne en outre quelques coups d’accélérateur pour faire vrombir son moteur, ce qui parfume l’environnement d’oxyde de carbone et cela à quelques mètres de l’odorante plaque de socca de Thérèse.

Son sang ne fait qu’un tour, elle ameute la moitié du marché, prend à témoin les clients qui attendent d’être servis et hèle deux forts des halles qui traînaient au bar voisin : « Enlevez-moi ça d’ici ! De suite ! »

Les deux forts arrivent, soulève la Fiat 500, tandis que le conducteur debout dans la voiture hurle, et vont la déposer dans la rue Sainte Marie entre la chapelle de la Miséricorde et la Cambuse, rue tellement étroite qu’il devient impossible d’ouvrir les portières du véhicule. Le parisien s’en échappera par le toit.

Ouf ! La socca de Thérèse était sauvée…

Thérèse et les Français.

À la fin des années soixante-dix, je faisais la queue, le matin vers dix heures, avec ma petite amie, car comme tout bon niçois nous nous devions de sacrifier à la dégustation de la socca de Thérèse à l’heure dite. Hélas la plaque venait de se terminer avec le client qui était devant nous, et nous attendions la nouvelle. Nous en profitions pour deviser sur mon avenir professionnel, car le lendemain matin j’allais occuper mon premier emploi de chef de publicité dans une grande entreprise nationale à Antibes.

Mon amie me demanda alors : « Mais tu sais où sont les bureaux ? » Je lui répondis que non, mais que je trouverai bien. Les niçois vont en effet plus souvent la nuit à Juan les Pins que le jour à Antibes.

Thérèse comme à son habitude se mêla de la conversation, me regarda et déclara d’un ton apitoyé : « Et ben, mon pauvre, vous avez pas de chance. Vous allez travailler chez les Français ? »

Décidément il est des frontières indestructibles.

Porteurs de socca dans « A propos de Nice » de Jean Vigo. 

Thérèse et son loyer.

Thérèse avait donc décidé de lui payer son loyer le dernier jour du mois, que celui-ci soit férié ou pas, à une heure bien précise. Si l’homme n’était pas présent le jour dit à l’heure dite, il attendrait le mois suivant pour recevoir son subside.

Le personnage était quand même remarquable. La socca était fabriquée dans une cave du Vieux Nice, où se situait le four. Son employé arrivait ensuite en hurlant sur le cours en poussant une charrette à bras où trônait l’odorante plaque. Mais cette cave n’appartenait pas à Thérèse. Elle la louait pour quelques centaines de francs à un vieux Niçois. Puisqu’il était propriétaire d’une cave c’était donc, à ses yeux, un bourgeois capitaliste, et il fallait bien le lui faire sentir.

Mais l’épreuve ne s’arrêtait pas là. La cuisinière le recevait dans la cave, devant le four, lui payait son dû avec les pièces de 1, 5, 10 et 20 centimes qu’elle avait reçues de ses clients et le forçait à toutes les compter, pour lui prouver qu’elle ne se trompait jamais.

C’est un train qu’elle aurait pu remplir à elle toute seule avec ses pièces jaunes.

Christian Gallo – © Le Ficanas ® – Extraits des « Dessous de la Côte » et d’émissions pour Radio France.

Publié dans Actualité, Non classé | Tagué , , , , , , , | 3 commentaires

Nice : l’art dans le bordel !

A Nice on n’aime pas trop l’art : on ferme les galeries municipales les unes après les autres. Tout d’abord les trois galeries du Vieux-Nice, puis la galerie de la Marine au pied du château et enfin la galerie des Ponchettes que l’on songe à détruire. C’est pourtant là qu’a été fondé le musée d’art moderne en 1946 par l’UMAM à la demande de Matisse et de Bonnard.  Mis à part le Mamac il ne reste que les abattoirs perdus le long du Paillon. En revanche, le département  gère le musée des Arts asiatiques et la galerie Lympia, sur le port, dans l’ancien bagne et la tour de l’horloge. Alors quand on voit la Ville ouvrir un espace muséal, on ne peut qu’applaudir, si ce n’est que, bizarrement, le nom surprend : galerie du Babazouk ! Mais d’où vient ce nom bizarre ?

Le Vieux-Nice  est aujourd’hui bien rangé. Les restaurants, les boutiques, un musée, les théâtres s’alignent bien sagement le long des ruelles. Et si certains se plaignent parfois du manque de propreté des lieux, rien n’est comparable à l’état de ce quartier au XIXe siècle. L’endroit était alors d’une saleté redoutable. Un certain Franceschin qui habitait à Alger dans le quartier arabe nommé El Bazoum revint à Nice et installa une buvette dans le cœur de la vieille ville, dans la chapelle Saint-Joseph. Ce quartier était aussi sale et malodorant que celui d’Alger qu’il venait de quitter, et pour plaisanter il le surnomma le Babazoum.

En 1862, les pêcheurs se déguisèrent en arabe pour le corso du carnaval et se nommèrent les babazouks. Le mot vient directement de l’arabe « bab el souk », la porte du souk. 

Mais les niçois préféraient la terminologie Babazouk qui correspondait mieux à la terminologie du souk arabe, le Vieux-Nice ayant toujours été un quartier commerçant. Le mot est resté. Et depuis, tandis que la France entière dit « C’est le bordel », à Nice on dit : « C’est le babazouk ».

C’est donc dans un bordel que la Ville de Nice inaugure une galerie d’exposition non-commerciale, réservée aux artistes locaux. Signalons quand même que cette galerie fait partie de celles qui furent fermées ; il n’y a pas de génération spontanée. Pour que tout cela fasse bien niçois, c’est Christian Estrosi accompagné de Jean Ferrero qui l’a inaugurée en présentant des œuvres de Guichou. Cette artiste a acquis une certaine célébrité en mâchant du chewing-gum et les avait exposés aux Bains-Douches d’Antibes. Comme le faisait remarquer Art Côte d’Azur, « Mais personne encore avant Guichou n’avait songé à la noblesse du chewing-gum et à en tirer parti de si belle manière. Oui, le chewing-gum mâché devient ici matériaux d’excellence, révèle des qualités plastiques insoupçonnées. » Quelle bonne idée ; après tout ça va nous changer des fameuses boites de Manzoni réservées, elles, au Mamac.

Mais Guichou est revenue à une expression plus classique et on retrouve avec plaisir les portraits que l’on avait vus sur le port d’Antibes. Souhaitons que la Ville se décide à ré-ouvrir les autres galeries qu’elle avait fermées…

Christian Gallo – © Le Ficanas ®

Publié dans Actualité, Art, Politique | Tagué , , , , , , , , , | 1 commentaire

Antibes : l’art sur le port.

Summer Antibes Art Fair prend une nouvelle fois ses quartiers d’été sur l’esplanade du pré des Pêcheurs, face au port Vauban, contre les remparts de la vieille ville, du 24 août au 2 septembre. Art moderne et art contemporain seront représentés durant le Salon d’été d’Antibes. A leurs côtés, une sélection de mobilier du 20ème siècle et design, d’antiquités et d’arts océaniens, Dans chacun de ces secteurs, les exposants spécialisés présenteront leurs plus belles pièces: tableaux, sculptures, photographies, mobilier, objets de collection et de décoration, luminaires, orfèvrerie, tapis, bijoux, arts de la table…

David David

Le salon réunit une soixantaine d’exposants sélectionnés pour proposer un panorama des tendances actuelles. Tous les stands proposent des pièces uniques, rares et exceptionnelles. Galeristes, artistes et antiquaires sont répartis dans les tentes installées sur l’esplanade du Pré des Pêcheurs. Les œuvres des grands maîtres de la peinture du 20ème siècle côtoient celles des artistes en vogue de la scène contemporaine. Côté mobilier et déco, le design et le vintage sont au rendez-vous. Le choix proposé répondra ainsi à tous les goûts des amateurs, passionnés et collectionneurs d’art. C’est également l’occasion de découvrir l’exposition consacrée à William Sweetlove, présentée tout l’été à Juan-les-Pins par la Mairie d’Antibes, dont quelques œuvres sont présentées en exclusivité sur un stand du salon.

Tous les jours du 24 août au 2 septembre 2019 de 11h à 13h et de 16h à 21h – www.summerartfair-antibes.com

Publié dans Actualité, Art | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire